Lettre ouverte à Madame Audrey Troin

Nous apprenons avec stupéfaction de la bouche de l’éminent chef de cabinet de Monsieur le Maire et par l’intermédiaire du honni Var-Matin relayant les inquiétudes du non moins honni conseiller municipal dissident Anthony Giraud que la fontaine de la place Victor-Hugo, délogée de son emplacement central pour sa dangerosité pour les enfants (voir notre article « De la sécurité des enfants ») allait être remontée dans le parc Marceau.

Pourquoi la fontaine de Victor Hugo, un écrivain et poète fameux pour avoir écrit l’Art d’être grand-père va devenir la fontaine de François-Séverin Marceau, un général de la révolution mort, dans la forêt d’Höchstenbach, trop jeune (à 27 ans) pour avoir eu le temps de se marier et assurer sa descendance ?

Nous avions, dans l’article cité précédemment, émis l’hypothèse que l’honni Var-Matin avait intentionnellement détourné les propos de notre adjointe à l’urbanisme quand elle avait justifié la disparition (momentanée, nous l’apprenons désormais) de la fontaine en précisant qu’elle « est avant tout dicté(e) par souci de sécurité. Les enfants qui courent sur la place risquent de se heurter à la fontaine actuellement. » Le journaliste de Colingo responsable de la chronique avait émis l’hypothèse qu’en fait, aux yeux de l’adjointe en question, la fontaine n’était pas assez dangereuse pour les enfants, prêtant à Madame Troin des intentions perverses quant à la sécurité de nos enfants. Notre adjointe municipale (et désormais candidate suppléante aux législatives – félicitations pour cette promotion tant méritée!), fidèle lectrice de notre site (ce dont nous la remercions grandement) aurait pu se contenter d’un commentaire explicatif rétablissant les intentions et les dires, mais, toujours soucieuse, comme son maire adoré, de la pluralité de la presse, elle avait opté pour porter plainte pour diffamation auprès des instances compétentes. Notre rédacteur en chef avait ainsi dû présenter des explications et Colingo Taire Maire s’apprêtait à publier un rectificatif et à virer l’inconscient journaliste.

Et voici donc que tombe la nouvelle : la fontaine réapparaîtra dans quelques semaines au Parc Marceau dont le site Tripadvisor nous précise qu’il est « un espace dédié aux jeunes enfants et à leurs mamans qui pourront profiter des aires de jeux mis à leur disposition ». Le sang du journaliste sur le point d’être chômeur n’a fait qu’un tour ! Si les propos de Madame Troin n’avaient pas été dénaturés dans le Var-Matin de septembre dernier et que la fontaine était un danger pour les enfants, comment se fait-il qu’on en prévoit la restauration dans un espace de jeu pour petits enfants ? Comment la fontaine dangereuse à Victor Hugo pouvait devenir une aire de jeu pour petits enfants au parc Marceau ? Nonobstant le fait que la place Victor Hugo, parfois dénommée place des boules est pratiquement une extension du Café des Sports, qui, par le plus grand des hasards, se trouve être gérée par la famille de Madame Troin et de Madame Falco, sa maman et non moins conseillère municipale, nonobstant le fait que la dite place a été « rénovée » pour la modique somme de 350 000 euros (merci aux contribuables cogolinois pour leur générosité désintéressée!), nous savons que toutes vos actions dans cette municipalité relèvent de l’altruisme le plus total et de l’abnégation la plus absolue.

Nous ne sommes pas sans méconnaître, par de multiples exemples, les sérieuses difficultés de notre majorité municipale à faire coïncider ses dires avec ses actions. Cogolin Taire Maire s’était brièvement senti valorisé par un «J’aime » provenant du Café des Sports sur sa page Facebook, illusion rapidement perdue par un prompt « Je n’aime plus » : peut-on à la fois aimer et se sentir diffamée ? vaste question cornélienne ! Mais, s’il vous plaît, Madame l’adjointe et, peut-être, future députée adjointe, éclairez notre lanterne et mettez fin aux angoisses du jeune journaliste que je suis et dont le gagne-pain est entre vos mains ! Cette fontaine, est-elle dangereuse ou non pour nos enfants ? Un traumatisme de votre enfance vous ferait-il exécrer cette pauvre fontaine ? Ou bien gênait-elle la vue depuis votre terrasse ? Ou plutôt obstruait-elle la construction de chapiteaux pour organiser les fêtes de votre collègue Monsieur Aimé Garnier ?

Et, par pitié, ne lancez pas une autre de vos plaintes pour diffamation, notre réputation (sans compter notre portefeuille!) ne le supporterait pas !

Le temps des urnes

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En cette semaine pré électorale, le comité rédactionnel de Colingo Maire Taire, soucieux de ne pas influencer ses éminents lecteurs dans leur choix présidentiel, ne publie pas de billet.

Nous croyons cependant de notre devoir d’insister sur le fait que le laboratoire que représente notre charmante petite cité depuis trois ans en matière de gestion, respect de la parole donnée, respect des minorités, qu’elles soient ethniques ou municipales, développement de la culture, conservation du patrimoine (en résumé, toute l’action de Monsieur Lansade et de ses affidés) pourrait être une bonne illustration de ce qui attendrait notre beau pays si une certaine candidate arrivait au poste suprême de la nation.

À la semaine prochaine!

Le tyran de Thucydide

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Dans la cité de la Grèce antique, le tyran est un homme providentiel. Il est élu par une assemblée des citoyens de manière démocratique.

La cité grecque est farouche dans la préservation de son indépendance et ne se plie que temporairement à une alliance avec les autres cités de la péninsule. Elle se considère proéminente entre toutes et ne souffre pas qu’une autre soit aussi puissante ou prétende l’être.

En cas de crise, interne ou externe, lorsque la cité doit se défendre contre les ennemis proches ou contre les lointain barbares, il faut à la cité un homme providentiel à qui confier, pour un temps, les rênes du pouvoir sans s’embarrasser du délicat équilibre du contrôle exercé par la communauté.

Bien sûr, il ne viendrait pas à l’idée des citoyens de la cité antique de choisir un tyran en dehors de ses rangs : un barbare, terme issu du grec signifiant un étranger, un homme qui ne parle pas la langue du pays. Thucydide (1) ajoute une autre définition du barbare : celui dont les valeurs sont opposées aux valeurs universelles du monde civilisé, qui fait primer les intérêts d’un clan au détriment du « bien public ». De nos jours, ce premier impératif est tombé en désuétude.

Dans une cité du Sud, une cité de la péninsule méditerranéenne que nous nous garderons ici de nommer, les citoyens ont choisi un Barbare. Un homme du Nord (s’il venait du Sud, on l’appellerait un Berbère, question d’accent !), un petit-cousin par alliance des Balkans, l’un des cent un dalmates de la méchante Cruella d’Enfer, un génie des Carapates (2), un marchand de salade à la mode macédonienne.

Thucydide attribue quatre vertus au bon tyran. S’il ne lui en manque qu’une seule, il deviendra un mauvais tyran. De nos jours un mauvais tyran est tout simplement un tyran. Un bon tyran n’existe pas ou alors il devient l’Homme Providentiel. La plupart des mauvais tyrans prétendent être l’homme providentiel. Il faut se méfier de la propagande.

La première vertu, nous dit Thucydide, est l’éloquence. Pas n’importe laquelle ; celle qui fait que, s’adressant à l’assemblée du peuple sur l’agora, tous les citoyens se rangent à son avis et participent à son action. Le tyran dépose sa couronne au pied du peuple et ne la remet sur son front qu’avec le consentement de tous. L’éloquence c’est convaincre les citoyens en organisant des consultations populaires, des référendums lorsque une grande décision doit être prise collectivement, par exemple, sur le futur d’un bien foncier commun, sur le rayonnement de la culture, sur la nécessité ou non d’accueillir sur le territoire de la cité les barbares jetés sur les routes par des guerres lointaines menées par les Perses ou les Mèdes.

La seconde vertu est celle de l’intelligence politique. La qualité de voir les conséquences proches et lointaines de telle ou telle décision, de prendre en compte tous les éléments qui concourront à la réussite de l’entreprise. Par exemple, analyser dans le détail les circonstances, les dangers, les difficultés légales avant de prétendre changer les dispositions juridiques d’un bien communal temporairement remis aux soins d’une association. C’est mesurer ses actes sans précipitation. C’est prendre le temps de convaincre, un à un, ceux qui s’opposent, de prime abord, à ses vues en utilisant des arguments rationnels et non en les affrontant en de caricaturales diatribes. Il n’impose pas, il convainc.

La troisième vertu est celle du patriotisme. Rien, jamais, ne passe pour le tyran avant l’intérêt de la communauté de la cité. Il célèbre les qualités de la cité et de ses citoyens et non la dénigre en usant de mots d’oiseaux et de commentaires blessants. Il s’entoure de conseillers sages issus des familles les plus honorables de la cité et non de mercenaires venus d’ailleurs aux desseins difficiles à cerner. Il ne favorise pas le bénéfice de certains clans contre d’autres, s’applique à mettre le bien public à l’abri des convoitises particulières.  Il favorise la praxis, le développement culturel et social de ses concitoyens, leur ouverture au monde pour éviter les conflits guerriers. Le patriotisme d’un bon tyran est de renforcer les vertus de son peuple et non de favoriser leurs préjugés et leur animosité.

Enfin, la quatrième vertu selon Thucydide est le désintéressement le plus absolu. Son pouvoir, il le détient du peuple et le doit au peuple. Il ne cherche pas à faire valoir son propre destin, ses propres ambitions. Il ne cherche pas à tirer profit de sa position en favorisant son enrichissement ou celui de sa famille et de ses amis. Ses succès, ils les dédient à ceux qui l’entourent, ses échecs, il en assume l’entière responsabilité. Il est humble dans ses apparences, n’exhibe pas à tout instant sa supériorité ou sa richesse Il ne s’accroche pas au pouvoir quand la majorité ne le suit plus.

(1) homme politique et historien athénien ( env 460 -395 avant J.C.)
(2) carapate : familièrement marin d’eau douce

Les zadistes de Notre-Dame

Notre bon maire a beau jurer ses grands dieux (Odin, Minerve et Aphrodite, voir « Un héros en séjour chez les dieux« ) qu’il n’avait aucunement l’intention d’y créer une piste d’atterrissage, l’opposition continue de vitupérer contre le projet de Notre-Dame des Anges.

Pas même un héliport aurait ajouté M. Smadja! Comme va le dicton populaire, derrière tout grand homme, il y a une femme. Mais derrière Marc-Etienne Lansade, il y a Jean-Marc Smadja. Nos lecteurs familiers des sophismes en tireront les conséquences logiques.

Troués comme un gruyère par les galeries d’anciennes mines, ces presque deux hectares sont si pentus qu’une adjointe dont nous tairons le nom, avait un temps imaginé d’y installer des toboggans géants. L’idée d’y bâtir un aéroport, même pour l’imagination immobilière débridée de notre premier magistrat, paraissait une gageure ou une galéjade marseillaise.

Et qui plus est, un terrain boisé bien que n’apparaissant pas sous cette nomenclature du recensement municipal des richesses naturelles de notre commune, une simple étourderie d’un clerc subalterne, à n’en point douter.

Malgré la pente, les trous et les arbres, notre cher maire a décidé de mettre ce bien communal à la vente pour un bétonnage massif d’un lotissement dont il est à craindre que seuls les propriétaires de 4×4 puissent s’y installer.

C’était sans compter sur une population tenace de zadistes prêts à défendre ce dernier lieu de verdure. Ils ont pris comme nom « les tortues d’Herman » et revendiquent la zone comme leur terre ancestrale. Que sait-on de ces contestataires acharnés ? Seule population terrestre de leur espèce en France métropolitaine, ils ne tirent pas leur nom de guerre d’un certain riverain teuton mais bien du zoologiste alsacien qui les identifia, il y a plus d’un siècle, à une époque, il est vrai, où sa terre natale était âprement disputée.

Les tortues d’Herman sont une espèce protégée par toutes sortes de directives plus ou moins européennes, voire mondialistes. Une protection que notre souverainiste de maire n’a que faire. On ne peut que lui donner raison quand on sait que les mâles pratiquent le harcèlement sexuel intense qui dérive souvent en violences conjugales. Que Bruxelles (avec la complicité soumise de nos gouvernements successifs) défende des populations aux mœurs rétrogrades et anti-féministes en dit long sur l’abandon de nos valeurs judéo-chrétiennes !

« Bétonnez, bétonnez ! Il m’en restera toujours quelque chose. » Entonnent en chœur messieurs Lansade et Smadja, croyant paraphraser Voltaire quand ils ne font que dévoyer Francis Bacon.
Notre conseil municipal, qui en douterait, a voté par son assourdissant silence, l’évacuation des zadistes de notre Notre-Dame des Anges. Et les tortues d’Herman, cette espèce en voie de disparition devant l’avancée de l’immobilier envahissant de notre maire, pourront mourir en involontaires héros sous les chenilles des défricheurs, des tracteurs et des pelleteuses. A-t-on vu des zadistes mettre en danger les promoteurs de Levallois sur mer ?

Madame Irma

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C’est, parait-il, une adjointe dévouée qui l’avait retrouvée, non sans mal, aux confins du département à la demande du nouveau conseiller en communication de notre maire. Il avait fallu user de belles promesses pour qu’elle accepte de revenir, mais, heureusement, notre équipe municipale n’en manquait pas de belles promesses ; nous verrions bien après comment s’en débarrasser. Le plan était audacieux mais son succès mettrait fin à toute polémique.  En effet, après avoir démontré avec brio et preuves à l’appui que la vente de la demeure Sellier pour en faire un hôtel comblait les vœux posthumes des époux Sellier, Monsieur Lansade s’était mis en tête de clore le bec de certains gallinacées. Il lui fallait enfoncer le clou et démontrer que cette vocation privée venait d’encore plus loin. « Tant qu’à faire parler les morts, allons jusqu’au bout », avait-il lancé. Lui, au moins, se contentait de les faire parler et non de leur arracher les dents.

Madame Irma, puisque d’elle il s’agit (bien que nous ayons utilisé un pseudonyme afin de maintenir son anonymat et lui éviter des soucis), vivait, il y a encore quelques mois, dans une roulotte avec sa grande famille, sur la commune de Cogolin. On l’en avait chassée à grands coups de bulldozer. Monsieur le maire avait eu la noble décence de tourner une vidéo in situ pour y regretter publiquement que les lois scélérates de la République l’aient obligé à prendre une mesure qui répugnait à son cœur. Aussi n’était-ce pas sans appréhension que Madame Irma, accompagnée par Madame l’adjointe,  franchissait, tard dans la nuit et subrepticement, les portes de la mairie.

Il y avait là, autour d’une petite table ronde, le dernier carré des fidèles. Madame Irma déposa sa boule de cristal au centre, demanda aux présents de joindre leurs mains, « par-dessus la table, s’il vous plaît » précisa-t-elle comme si elle tenait pour possible que, par la force de l’habitude, les mains passent sous la table. Elle réclama le silence et commença à rechercher l’esprit en invoquant son nom. Cela prit du temps car il fallait remonter loin. Puis, d’un coup, un son guttural sortit de la bouche de Madame Irma. Monsieur Lansade s’assura qu’on filmait malgré la lumière tamisée, Madame Troin prenait en sténo. L’esprit bougonnait qu’on vint le déranger à des heures aussi tardives et il fallut tout l’entregent de Monsieur Delmotte pour lui faire comprendre ce qu’on souhaitait de lui.  « Bien, bien » ronchonna-t-il, laissez moi réfléchir ». Après un instant de silence, la même voix, mélodramatique, récita :

Quand, de mon auguste maison, ne restera
Nul descendant marin à en garder le mât,
Quand le seigneur du nord, porté par les deux blondes,
Héritières du roi de la Table Ronde
Rassemblera tel un berger son blanc troupeau
De ses âmes perdues par monts et par vaux

Mon esprit tourmenté enfin reposera,
Alors ma demeure ses portes ouvrira
Aux flots des riches princes étrangers.
Mêlée à la menthe de nos vergers,
Coulera l’ambroisie des Indes nouvelles
Et succomber au charme ardent des damoiselles !

Peu me chaut qu’il y ait  des tableaux, des sculptures,
L’Art n’est qu’un éphémère que le mistral capture.
Que foisonnent les lits, les sofas, les divans
Où, plutôt que les morts, s’enivrent les vivants
Allégresse des chairs, vider le dernier bock
Sur la terrasse, nus, au premier chant du coq.

A défaut de prophéties par Nostradamus, ils venaient d’écouter du mauvais Racine.

Friture sur la ligne céleste, manque de précision sur les identités, mauvaise volonté de Madame Irma. Nous ne pouvons en déceler les causes. Pour autant, notre belle équipe n’était pas, comme ils l’avaient réclamé, en communication avec le chef d’escadre et chevalier de l’ordre de Saint-Louis Jacques de Cuers, seigneur de Cogolin, décédé en 1700 mais avec Joseph de Cuers, chevalier de Cogolin, l’un de ses petit-fils, marin dans sa jeunesse mais plus connu comme piètre poète et académicien d’opérette. Mais il importait peu à qui confondent le jour et la nuit, l’aube et le crépuscule, les mâtines avec les vêpres, leurs poches et les vôtres, un Cuers est un Cuers et un chevalier de Cogolin, même mauvais rimeur, ferait l’affaire.

On fit raccompagner Madame Irma par deux policiers municipaux aux confins du territoire tandis que les présents s’embrassaient et se congratulaient. L’un, dont nous ne pouvons révéler l’identité s’exclama : « Là, on va les niquer ! ».

Si vous n’avez pas entendu parler de cette nouvelle preuve exonératoire de leurs méfaits, c’est que la science n’a pas modifié l’essence de l’esprit. Tout comme les vieux fantômes ne pouvaient être saisis par les caméras  de nos grands-pères, les micros analogiques de la mairie n’avait gravé aucun des sons sortis de la gorge de Madame Irma pendant sa transe de médium. La consternation se lut sur les visages quand ils voulurent écouter la bande son. L’entreprise de justification post-mortem sur le devenir commercial et privé de notre unique musée venait d’échouer.  Ne restait que la sténo que nous avons récupérée dans les poubelles et transcrite pour le plaisir de nos lecteurs.

Exclusif : Lansade fait l’éloge de Sénéquier

La couverture du dernier numéro de notre magazine municipal aura un air de déjà vu à toutes les chères têtes blondes, présentes ou virées au poivre et sel : le premier dessin des albums des aventures d’Astérix et Obélix. Une intro que Jul, récemment de passage parmi nous, reprend avec délectation dans les Silex and the City. L’irréductible village gallo-provençal défend farouchement son isolement et ses croyances druidiques contre la horde des foules interlopes aux patronymes imprononçables venues d’outre-Alpes qui veulent imposer le culte olympien et a envahi les cités voisines trop timorées.

Une illustration destinée à valoriser l’article de la page 33 (certainement une référence à la technique médicale destinée à vérifier la bonne santé du patient, tout comme le contenu de Terre-Mer Magazine est destiné à tester la bonne santé mentale de ses lecteurs). Le titre est accrocheur « Cogolin, la ville la plus attractive du Var ».

On se précipite donc page 33 pour en apprendre plus. Une enquête a dû être faite par un grand institut ou un grand magazine. On a questionné les chefs d’entreprises, les responsables sociaux, les habitants du département. On a décortiqué les statistiques, les pourcentages et les tendances, les flux migratoires, les revenus moyens, la progression de l’emploi, de la préservation de l’environnement, de la qualité de l’éducation, de la richesse du tissu associatif.

Et que trouve t-on ? Les mêmes slogans que notre maire et son équipe rabâchent à longueur de discours. La délinquance diminue : chiffres, aucun sauf le doublement de la police municipale et le constat d’un « climat serein » (sans compter sur la dizaine de départs de feux de poubelles entre 11:30 et 12:30 la nuit du 16 au 17 Février sans interpellation).

Une ville accessible et embellie grâce aux places de parking (une énumération mais toujours pas de chiffres comparatifs entre avant et après) et une limitation de la publicité visuelle.

Enfin, l’activité commerciale (on nous dit que le ratio création/cessation est positif : pourquoi ne pas donner les chiffres annuels?) et l’animation culturelle (une animation, nous le reconnaissons à Colingo, qui est un succès de cette municipalité, même si culturelle paraît excessif).

Alors cet article ne serait encore qu’un énième plaidoyer pro domo sur la  grandeur de notre maire et de son action ?

Non, car, il semblerait que l’attractivité de notre ville se mesure par la hausse du nombre d’habitants. Le discours sous-jacent serait que les familles qui vivent hors de notre ville sont séduites par la sécurité, l’accessibilité et l’animation culturelle de Cogolin et viennent s’y installer. Et on nous cite un recensement d’octobre 2016 effectué par l’INSEE qui montre que la population de Cogolin est passée de 11 255 à 12 653 habitants entre Avril 2014 et Janvier 2017, soit une augmentation importante de 13%.

On passera sur un pourcentage calculé sur 31 mois et qui aurait pu être traduit en variation moyenne annuelle. Mais ce qui a intrigué l’un de nos journalistes, plus curieux que beaucoup, était qu’on prenait comme base un improbable mois d’Avril 2014 ; l’INSEE aurait-il calculé la population pré-élections municipales ? Et surtout que l’INSEE ait publié en Octobre 2016 le chiffre de la population  de Janvier 2017. A tout le moins, il s’agirait donc de prévisions, d’extrapolations. Notre journaliste curieux a donc chiné sur le site de l’INSEE pour chercher les chiffres avancés par la municipalité et a retrouvé les éléments mentionnés.

Comme des centaines de lois et réglementations font référence au nombre d’habitants de chaque commune, comme, chaque année, il y a des changements dans les limites des communes (notamment par le biais de la fusion de communes entre elles),  l’INSEE publie tous les ans, en fin d’année ce qui est appelé la Population Légale valide pour l’année suivante. 12 653 est la population légale de Cogolin à prendre en compte pour l’année 2017. Mais, compte-tenu de toutes sortes de vérifications, analyses et recoupements nécessaires pour l’établissement d’une carte de tout le territoire français, ces chiffres sont, en fait, les résultats statistiques de la population au 1er Janvier de 2014 comme l’explique le lien fourni plus bas et comme le démontre le tableau ci-après, copié du site de l’INSEE.

POPLEG T1 – Populations légales

  2009 2014
Population municipale 11 104 12 517
Population comptée à part 184 136
Population totale 11 288 12 653
  • Sources : Insee, Recensement de la population 2014 en géographie au 01/01/2016 – Recensement de la population 2009 en géographie au 01/01/2011

Quant au chiffre de départ que l’on peut déduire par soustraction des dires de Terre-Mer, il s’agirait de celui de la population statistique au 1er Janvier 2006.

Voici le tableau des dernières années, toujours extrait du site de l’INSEE :

Les chiffres trumpetés (à la manière de Trump!) page 33 sont donc les chiffres de la population de Cogolin entre 2006 et 2014. Et non, comme ils le prétendent entre 2014 et 2017.

Encore une fois, par simple ignorance ou en toute connaissance de cause (la bêtise côtoyant la désinformation, on ne sait jamais !), notre majorité municipale étaye ses victoires présumées sur des bases fausses. Et, ce faisant, elle vient offrir les lauriers de « la ville la plus attractive » à la majorité précédente. On supposera que Monsieur Dallari fera suivre ce billet à ses troupes.

Colingo, contrairement aux vagues données de référence de votre magazine municipal, vous donne le lien direct pour vérifier nos recherches :

https://www.insee.fr/fr/statistiques/2534314?geo=COM-83042

https://www.insee.fr/fr/statistiques/2534314?geo=COM-83042#documentation

Les feux de l’amour – Épisodes 1 à 5743 : L’Amour

Il y a quelques semaines avant de refiler la quenouille sarthoise, le volatile persifleur du mercredi nous a rappelé une petite histoire. Une histoire que notre gentil village provençal connaît bien mais que, dorénavant, toute la France, avide de gâteries indisponibles dans la plupart des magazines et introuvables sur aucune chaîne de télévision, aura pu savourer à loisir. L’histoire de l’Hippy Chic. Malheureusement, le Canard n’aura pas eu toutes les bonnes informations et, qui plus est, n’a pas relaté la chute, ou du moins, ce qui se présente aujourd’hui comme une chute.

Faites abstraction de tout ce que vous croyiez en savoir et laissez-vous donc conter l’histoire telle qu’elle s’est réellement déroulée.

Tout commence sur ces plages de Pampelonne, où, nous dit la légende, Dieu créa la femme. Là, un homme d’affaire avisé tenait un lucratif établissement de plage où, mêlant touristes lambda et jet-set estivale, Monsieur X (disons Jack Abbott) régentait son petit personnel comme tout bon capitaine d’entreprise se doit de faire. Advint une opportunité de développement avec la mise à disposition d’un autre établissement similaire situé sur la plage de la commune voisine. Certains, possiblement naïfs ou imbus de notions décadentes de démocratie, ont argué d’une mise en concurrence factice entre divers intéressés de la part de la mairie du lieu ; une hypothèse mise à mal par de multiples exemples où l’attribution de droits et privilèges se fait en extrêmement petit comité puis, sous couvert de vernis démocratique, présentée au conseil comme un fait accompli.

Jack rédige donc sa proposition de reprise du restaurant de plage sur la belle commune limitrophe, vantant son expérience et son entregent. Négligemment (les patrons sont souvent négligents envers le petit personnel!), il ordonne à son bras droit d’en faire une photocopie pour ses archives avant de la poster au 1 Place de la République. Jack pense que l’affaire est dans le sac (aucune intention érotique impliquée). Mais son bras droit  se trouve être une belle femme, Madame Y (disons Patty Wilson) qui est secrètement amoureuse de son patron. Lequel, au grand désespoir de Patty, ne voit en elle qu’une seconde efficace. Patty décide de faire une photocopie additionnelle du projet de Jack et, en changeant les noms, glisse une proposition similaire en tous points dans une enveloppe destinée au 1, Place de la République. Histoire de prouver à son patron (et secret amour) qu’en plus d’être une employée modèle, elle peut aussi lui faire la nique (toujours aucune intention salace dans cette expression).

Une fois passés les délais impartis, le bon locataire de la place de la République (appelons-le Victor, le bien-nommé), après avoir écarté une troisième offre aussi fantaisiste qu’inopportune, se retrouve avec deux propositions identiques. Victor connaît très bien Jack mais ignore qui se cache derrière le nom de Patty. N’écoutant que son grand cœur (pas encore malade), il décide d’enquêter et se dirige naturellement vers l’Épi Club, sur la plage de Ramatuelle du même nom. Tous les lecteurs reconnaîtront qu’il est difficile de traîner autour d’un bar en quête d’informations sans jamais rien y consommer. On attirerait rapidement l’attention, laquelle se transformerait, sans coup férir (pas de charge sexuelle ici), en défiance, méfiance et rejet de l’autre. Le danger des mojitos c’est qu’ils se laissent boire. Et un bon barman, en l’occurrence une bonne barwoman, sait comment inciter l’homme solitaire à enfiler un cocktail après l’autre. Abstenons-nous donc de jeter la pierre à Victor le bien-nommé, obligé, dans le cadre de son investigation, à couvrir son dessein par une consommation répétée. Les vapeurs d’alcool, reconnaissons-le ne l’empêchèrent pas, au fil de ses soirées, de découvrir que la gentille Mary-Jane qui officiait au bar de l’Épi Club n’était autre que la mystérieuse Patty, auteure de la seconde proposition de reprise de l’établissement mis en location. Il ne fallu guère plus de soirées à son esprit sagace pour deviner les motifs qui avaient poussé Mary-Jane alias Patty Wilson à envoyer une proposition concurrente. Victor, voyez-vous,chers lecteurs, est un chantre de paix et d’amour, un homme dont l’unique vocation est de rapprocher les hommes et les femmes dans un monde meilleur de félicité et il venait de trouver un exemple à donner à toutes les âmes sous sa responsabilité.

Par une de ses nombreuses facéties, que d’aucuns définissent de mauvaise foi comme des décisions surprises, Victor attribua la location à Patty Wilson. Ce qui, comme il s’y attendait, amena dans ses bureaux la venue furibonde de Jack qui croyait l’avoir dans la poche (pas Victor, la location). Le tête-à-tête des deux hommes est un morceau d’anthologie de la série télévisuelle de haute qualité. La vertu pacificatrice de Victor ramena Jack à plus de sérénité, puis, par ces paroles doucereuses et convaincantes qu’il sait si bien manier, il fit comprendre à Jack l’étendue et la profondeur de l’amour que Patty (alias Mary-Jane) lui portait, après des années de silence et d’espérance. Jack ouvrait les yeux sur un monde d’amour et non de concurrence acharnée, un monde de paix et non une relation tendue entre patron et employé, un monde de bonheur partagé, de convivialité apaisée.

On le sait depuis notre enfance, les contes de fée finissent toujours par un beau mariage. Victor y veilla personnellement. Ce que venait d’accomplir Victor pour Jack et Patty, il le ferait pour toute la population dont il avait la charge.

Prochainement sur vos écrans : Les feux de l’amour seconde partie

Un héros en séjour chez les Dieux

Les Cogolinois sont des gens heureux depuis qu’ils sont sous la protection des dieux de l’Olympe. En effet, Olympe est le nom donné par notre maire, Monsieur Lansade à la grande salle des mariages du rez-de-chaussée de notre mairie. Un choix judicieux s’il en est et qui dénote les relations privilégiées que notre héros entretient avec les dieux.

Avec Odin, d’abord le vieux dieu celte borgne qui a tout créé, l’univers et les hommes et que l’on associe à Cronos sur les rivages de la Méditerranée.

Avec Minerve, la déesse de la guerre et de la sagesse que son père, Zeus, avala pendant un temps avant de la recracher. Minerve est aussi la gardienne de la cité, celle qui défend sa ville de l’intrusion des peuples barbares.

Et aussi avec Aphrodite, la petite-fille du vieux Cronos dont on vante les grâces, les attraits, le sourire engageant, le doux parler, le soupir persuasif, le silence expressif et l’éloquence des yeux.

Les relations entre Odin/Cronos le vieux, Minerve la guerrière et Aphrodite la douce ne sont pas toujours des meilleures et notre maire essaie sans relâche de maintenir la cohésion familiale.

Et Olympe, nous direz-vous ? Mais c’est la quatrième génération ! Une enfant d’Aphrodite que notre conseil municipal a eu le bon goût de parrainer. Quel sens de l’anticipation politique chez notre maire ! S’attirer les bonnes grâces d’Aphrodite en baptisant du nom de sa fille notre salle des mariages.

A flatter les trois générations olympiques, à marquer, dès son jeune âge, la reconnaissance de la quatrième envers notre ville, Cogolin est bien en passe d’être bénie des dieux.

Monsieur Lansade pénètre dans l’Olympe mais n’est pourtant qu’un simple humain. Ne l’avons-nous pas vu si humain dans les deux vidéos qu’il a consacrées à l’expulsion des Roms il y a quelques mois ? N’avons-nous pas souffert avec lui en ce mois de janvier où Hadès a failli l’arracher à notre indéfectible vénération ?

Mais il est de la trempe des humains dont sont fait les héros. Sorti indemne de l’horrifique attentat meurtrier dont il fut la victime au nom de divinités exogènes, Esculape d’Ollioules vient de nous le sauver une autre fois. Nous, chanceux citoyens de la cité élue, devons saluer toujours et sans retenue les actes héroïques du premier d’entre nous mais devons aussi, amère dureté de l’humanité, nous souvenir toujours qu’il n’est pas éternel. .

Vive notre Donald Trump local !

Colingo Maire-Taire a le plaisir de vous présenter une revue de presse de notre excellent confrère Terre-Mer Magazine dont le numéro 12 vient de sortir. On remarquera, au passage, que le Petit Cogolinois de 2014 et ses 8 pages a été remplacé en 2015 par le Cogolin Terre-Mer d’une trentaine de pages, lequel a muté en 2016 en Terre-Mer Magazine qui affiche maintenant 44 pages. Si les habitants de Cogolin veulent connaître où passe une partie de leurs impôts, la pléthore d’auto-célébration de la revue municipale pourra leur donner une piste.

Dans l’avant-dernier numéro 11 (Novembre 2016-Janvier 2017), Monsieur le Maire n’avait pu s’empêcher de remplir une page entière pour réfuter les dires de la minorité du Groupe Dallari (qui lui, n’avait, concurrence aidant, droit qu’à trois-quart de page). Au moins s’applique t-il à lui même, le droit de réponse qu’il prétend ne pas avoir chez Var-Matin. Charité bien ordonnée commence par soi-même !

Dans ce dernier numéro, il récidive, mettant en contrepartie du mot des minorités, un autre long texte intitulé « Juste une mise au point » , agrémenté d’un autre texte de son adjoint aux loisirs et à la culture intitulé « Stop aux rumeurs ». Au moins Monsieur Garnier (le fiston, pour le père voir page 12) utilise correctement le pluriel. Monsieur Lansade, fâché, entre autres choses, par la règle du singulier-pluriel n’aligne pas moins de 5 points différents dans son article « Juste une mise au point » !

Que Messieurs Lansade et Garnier doivent venir réfuter l’acharnement médiatique et les rumeurs (ça ne vous rappelle pas quelque chose?) en dit long sur l’exaspération grandissante de la population.

Le morceau de choix dans le rétablissement de la vérité, façon Marc-Étienne Lansade, est consacré au fameux reportage de France 3 (voir notre billet « Vol au-dessus d’un nid de cocus »). Monsieur le Maire y reconnaît sa « naïveté » , son « erreur » et « comprend(s) que certains propos aient pu décevoir ou choquer ».

Étudions ensemble la tentative de défense de notre premier magistrat :

« trois semaines » pendant lesquelles l’équipe de reportage l’a suivi, ce qui l’a empêché de mener une vie normale. On l’a pourtant vu dans un conseil municipal et se réunir avec quelques membres de sa majorité autour de diverses boissons alcoolisées. On l’a vu tout excité par ce projet de « dinner in the sky » qui aura capoté avant même d’avoir réellement commencé. On l’a vu passablement énervé et prêt à en découdre avec un ancien adjoint de sa majorité passé à l’opposition.

Il nous explique que de ces 3 semaines, on en a retenu que 30 minutes. Et qu’il a eu « l’innocence » (peuchère!) « de croire que ses propos seraient respectés dans leur intégralité ». Diable ! Espérait-il nourrir à lui seul, un nouveau genre de télé-réalité ? Et que les spectateurs régionaux auraient eu le droit (et certainement le plaisir) de le regarder pérorer pendant 21 jours non-stop ? N’y-aurait-il pas là une nouvelle preuve de son ego surdimensionné ?

Des séquences coupées, évidemment ! « Hors contexte » ? Les techniciens de France 3 auraient-il déconnecté la bande-son de l’image ? « Des expressions maladroites », « des propos montés » ? De qui sont venues ces expressions, soit-disant maladroites et ces propos, soit-disant montés (nous dirions plutôt péjoratifs dégradants et qui reflètent correctement le mépris qu’il a envers ses administrés) ? Il n’y a absolument aucun commentaire sur cette émission, aucune voix off. Il n’y a aucune question du journaliste. Les seuls mots qui y sont prononcés sont ceux de Monsieur Lansade et, à peine, de quelques autres autour de lui.

« erreur de ma part d’avoir cru que les médias traditionnels pouvaient encore avoir la moindre valeur ». Après avoir dénoncé la presse écrite, voilà Monsieur Lansade dénonçant la presse audiovisuelle. Les médias traditionnels n’ont plus aucune valeur ! Monsieur le Maire monte sur l’agora et, tel un philosophe nietzschéen, proclame sa vérité. Pour l’avoir filmé et enregistré faisant et disant ce qu’il dit, la presse est vouée aux gémonies.

Allez, Monsieur Lansade, à force de naïveté, d’erreurs et d’innocence, de mots maladroits qui déçoivent et qui choquent, à force d’attaquer la presse et de mépriser votre opposition, vous êtes, sans conteste, notre Donald Trump…local.

D’honneur

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Le 11 Février, la maire de Plan de la Tour a reçu les insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur. Salle comble au foyer des campagnes, nous informe notre quotidien régional (dont nous empruntons, mille excuses, le cliché). Le député, le président de la Communauté de Communes, les représentants de la Gendarmerie et des Pompiers, les maires des communes du Golfe et le sous-préfet.

Madame Florence Lanliard, élue en 2014 pour la quatrième fois au siège de maire de cette bourgade si proche de notre cité de Cogolin, devenait Chevalier de la Légion d’Honneur. Une femme « engagée, volontaire, rigoureuse ». Et ajoutons, parmi ses multiples qualités, celle d’être un très bon peintre dont nous vous proposons un exemple.

Les maires des communes du Golfe, disions-nous. Pas tout à fait. On ne doutera pas un instant que le maire de Cogolin, Monsieur Marc-Étienne Lansade ait été retenu, sur l’injonction pressante de ses médecins, de participer à une cérémonie qui aurait pu mettre à mal son grand cœur sensible. On le comprendra aisément.  Il peut, sans aucun souci, participer à l’élection de la Miss Cogolin, une sage réunion point trop exigeante sur les rythmes cardiaques. Mais il ne peut marquer par sa présence l’élévation par notre République (est-il besoin de le répéter ? de liberté, d’égalité et de fraternité) d’une de ses consœurs émérites.

Il aurait délégué, nous dit-on, une de ses adjointes : Madame Fati Fiandino. On connaît déjà l’art de l’esquive de Madame Fiandino, avant cela invisible lors du conseil municipal qui avait, entre autres vilenies, scellé le sort du terrain du Yotel pour sa transformation à vil prix en nouveau bétonnage littoral. Elle manquait encore à l’appel durant cette cérémonie de remise de légion d’honneur. Combien d’absences pour écoper d’un carton rouge ?

De l’Honneur ? Notons, encore une fois, qu’il n’y en a pas légion dans notre conseil municipal !

Petit additif à notre article « De la sécurité de nos enfants » sur les transformations de la place des boules, ou place Victor Hugo.

Dans le numéro 7 de Terre-Mer Magazine (Novembre 2015-Janvier 2016), page 7, notre équipe municipale déclarait : « afin de mettre notre patrimoine communal en valeur … la très belle fontaine sur le boulodrome a été dégagée de tout ce qui la dissimulait. Tout a été revu et repensé pour  …  une magnifique fontaine mise en avant ».

Dans le numéro 12 qui vient de paraître (Février-Avril 2017), on peut lire, au sujet de la même place Victor Hugo, page 6 « Les travaux ont permis de dégager un espace central sans obstacle par le déplacement de la fontaine » et plus loin «  le lavoir latéral  se substituera à la fontaine » et encore « l’installation à venir du bassin latéral … »

Comme nous l’avions déjà souligné dans un billet précédent (voir « Trop facile ! »), l’incohérence et l’incompétence de la mairie n’ont d’égal que le mépris affiché pour l’intelligence moyenne des Cogolinois et leur capacité à se souvenir.

En 14 mois, la « très belle » et « magnifique » fontaine « mise en avant » est devenue un « obstacle ». Plus fort encore, elle vient d’être en quelques paragraphes du même article tout à tour « déplacée », puis « substituée par un lavoir », lequel se transforme finalement en « bassin ».

Surtout, Monsieur le Maire, continuez votre entreprise d’enfumage massif ! Certains semblent encore vous prendre au sérieux.

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