La révolte des brebis

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Les côtes varoises viennent de se prendre un raz-de-marée à la suite d’une éruption volcanique, qui, reconnaissons-le, vient d’ailleurs. Notre circonscription n’a pas fait exception à la règle, le tsunami a largement submergé le massif des Maures pour s’étendre dans la plaine. Quand on vous le disait, que tout le terrain était inondable et pas seulement celui du Yotel ! Soyons juste, le capitaine à la barre du vaisseau municipal a eu fort à faire avec les éléments sur lesquels il n’avait que peu de prise.

Filant la métaphore nautique d’actualité, Monsieur le Maire a d’abord nié, dans sa dernière vidéo, l’existence d’un raz-de-marée puis, quelques jours plus tard, a déclaré à Var-Matin qu’il y a eu une gigantesque vague. Comprendra qui pourra ! Mais il est possible que dans l’univers décalé de Monsieur Lansade, une gigantesque vague ne soit pas annonciatrice d’un raz-de-marée.

Quoiqu’il en soit, vague ou vaguelette, inondation ou ressac, il lui faudra bien reconnaître que « ça sent le pâté » selon sa désormais (localement) célèbre expression. Pâté de sable probablement puisqu’il s’enorgueillit d’avoir érigé sa « petite digue ».  Et, allez, ne gâchons pas notre plaisir, avec une petite pelle à sable et ce billet aurait pu s’intituler « La pelle du 18 Juin ». D’autres esprits frappeurs l’auront sans doute préempté et nous nous contenterons d’une autre métaphore.

Ainsi, dans notre bonne ville, Monsieur le Maire a su rameuter bon nombre de ses brebis perdues du premier tour, toujours à force de contre-vérités et d’extrapolations fantaisistes. Mais pas suffisamment du troupeau qu’il croyait avoir kidnappé depuis trois ans pour pouvoir revendiquer la victoire. C’est que les ovins cogolinois ont appris à leurs dépens que les belles paroles de campagne ne se traduisent pas beaucoup dans les faits. Avertis par les corbeaux (ou les corneilles, le débat reste ouvert, voir notre billet « Vol au-dessus d’un nid de cocus ») adeptes du vol acrobatique, des boucs et des chèvres, des agneaux et des béliers ont décidé de suivre une bergère plus bienveillante et moins présomptueuse.

Une bergère plus habituée à donner des caresses et avoir des mots rassurants qu’un maître d’œuvre mono-maniaque engagé dans une course effrénée à disséminer, dans les pâturages communaux, des agachoun, des jas et des cabanoun au plus grand profit de ses compères en  imperméabilisation intempestive. Au fil de ces trois ans, le pâtre a pris des manières de garde-chiourme en réduisant petit à petit les espaces démocratiques du troupeau. On ne pouvait plus guère brouter aux conseils vespéraux à force de réduire la taille du concile, le nombre de sièges et jusqu’à supprimer la communication orbi (quand urbi restait bain béni). On ne pouvait plus guère bêler son désaccord sans être traité de renard ou de loup. Le chef du troupeau décidait seul ou entouré d’un petit groupe d’affairistes et prébendiers. Les moutons suivraient, comme il croyait être leur coutume atavique.

Celui que beaucoup avaient confondu avec Pâris (ce jeune pâtre bien de sa prestance mais ennuyé de devoir choisir entre ses deux déesses, Marine et Marion – voir notre billet « Un héros en séjour chez les Dieux ») sera devenu Polyphème, ce chef de cyclopes pasteurs dont Homère nous dit, dans l’Odyssée que  « chez eux, pas d’assemblée qui juge ou délibère ; mais au creux de sa caverne, chacun, sans s’occuper d’autrui, dicte sa loi à ses enfants et femmes. » (IX, 112-115).

On refusait d’incorporer les secs mouflons et les agnelles efflanquées chassés d’autres herbages par la misère et la destruction sous prétexte qu’ils n’étaient que de lointains cousins caprinés quand, au contraire, on voulait favoriser l’arrivée de vénérables toisons d’or disposées à se faire tondre sans broncher. Ne devrait-on pas se souvenir que la peau de mouton utilisée comme cuir se nomme la basane ? On criait au loup tant et plus pour instiller dans le troupeau l’idée d’un danger permanent et Polyphème, tout borgne soit-il, multipliait les yeux électroniques sur ses alpages tandis que ses chiens de berger patrouillaient les sentes et les chemins.

Bref, sous prétexte de sécurité et d’esprit de corps, on prétendait garder le cheptel à l’abri et sous bonne garde en dénonçant les regimbades occasionnelles comme des actes anti-ovins. Les moutons noirs étaient traités de vieux boucs entêtés quand ce n’était pas de loups de Russie et de dingos infiltrés.

Notre cyclope couvait de son œil une communauté que l’on disait docile et pensait s’appuyer sur sa béate complaisance pour étendre son territoire sous couvert d’un proxy à lunettes. Mal lui en prit car, par petits groupes, les anciens moutons de Panurge, les fortes têtes à cornes, les chèvres de Monsieur Seguin, les boucs-émissaires de la vindicte lansadienne, les brebis galeuses comme les productrices de fromage bio se sont révoltés et regroupés pour choisir un autre modèle de gouvernance. Trop d’ovins ont préféré ne dire mot, et c’est dommage. Mais de ceux qui bêlent quand on leur en donne le pouvoir est venue une majorité pour une nouvelle belle bergère.

Notre faiseur de mirlitons de service n’a-t-il pas écrit :

Quand, dans le troupeau mené par un borgne,
Surgit une infirmière nommée Mauborgne
Les brebis votent pour élire comme reine
L’infirmière au doux prénom de Sereine.

Broute, broute, ma chèvre. On souhaite que l’herbe soit plus verte !

Partis de Campagne

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Monsieur Lansade est à la peine pour trouver un quelconque argument pour contrecarrer les méfaits des associations qui dénoncent ses projets et pour dénigrer des adversaires politiques qui viennent piétiner ses plates-bandes. Son médecin lui aura probablement dit d’éviter la lecture du journal régional, une habitude qui nuit à sa santé mais dont il ne parvient pas à se sevrer.

Dans sa dernière vidéo (postée juste avant la trêve du premier tour) où sa mauvaise mine reprend de vieilles rengaines éculées contre les journalistes de Var-Matin et contre les « crypto-communistes » de Place Publique, il vient ajouter que la candidate En Marche de sa circonscription est une extrémiste de gauche déguisée en bienveillante opportuniste. Bien sûr, il nous assomme une lapalissade : il aime et soutient Monsieur Lottiaux, comment pourrait-il en être autrement ? Il en vante le parcours : les bancs de l’école Patrick Balkany (cet apôtre de la droiture et de l’intégrité politique) où il usait ses fonds de culottes en compagnie de son conseiller spécial, Monsieur Smadja.

Quitte à fustiger et aligner des mensonges sans aucune preuve, Monsieur Lansade devrait se contenter de twitter comme son alter-ego en fake-news, le président américain. L’image joue en sa défaveur et c’est avec une certaine tristesse que nous voyons un homme sans ressort, abattu et pathétique qui ronchonne en boucle contre tous les méchants qui ne se pâment pas à ses pieds. Il avait pourtant, en son temps, un certain sens de la contre-attaque et l’inspiration, parfois, de bonnes saillies.

Colingo, toujours soucieux de l’aider dans sa campagne de désinformation, lui suggère quelques nouveautés pour améliorer son ordinaire et renouveler un répertoire qui date de la Guerre Froide.

  • Les reportages de FR3 Région ont été noyautés par des hackers qui ont fabriqué des images et une voix de synthèse qui font l’essentiel du faux reportage transmis l’année dernière où on lui prêtait des propos méprisants envers ses administrés.
  • Var Matin a été racheté en sous-main par l’Humanité avec de l’argent provenant pour moitié des fonds secrets du président russe Poutine et pour l’autre, du trésor personnel de l’émir du Qatar.
  • Monsieur Dallari et Madame Dumont, déguisés en Bonny and Clyde, ont échafaudé le projet de le kidnapper dans sa Porsche quand il ira se ressourcer à l’Épi Club sur la plage de Pampelonne. Une demande de rançon serait adressée à Audrey Troin mais ils ne sont pas certains d’avoir jamais une réponse, où alors seulement pour le véhicule.
  • Monsieur José Maria a une collection d’authentiques couteaux bolcheviques qu’il s’entraîne tous les soirs à prendre entre ses dents, pour faire peur à ses petits enfants. Sa garde rapprochée de passéistes ne se laisse pas impressionner depuis qu’ils ont vécu les sombres jours du Front Populaire de 1936.
  • Monsieur Anthony Giraud s’est converti à l’Islam et a pris un petit mois de vacances à Raqqa où il s’est empressé de dénoncer tous ses voisins qui ne respectaient pas le Ramadan. Il reviendra juste à temps pour foncer, avec un camion-benne dérobé aux services municipaux de la voirie, dans la salle de la bastide Pisan lors du prochain conseil.
  • Quant à Madame Mauborgne, non contente d’avoir flirté dans sa jeunesse avec les Brigades Rouges, elle finance sa campagne grâce à une accumulation d’héritages reçus de petits vieux qu’elle a aidés, comme infirmière, à passer de vie à trépas.

Ce n’est que le dimanche soir que l’on comprenait la mine défaite de Monsieur le Maire. Une grande partie de ses électeurs avaient proprement disparu dans la nature ! La moitié si l’on compare au récent premier tour des présidentielles. Ce n’était plus une grippe, c’était une épidémie massive qui les avait tenus hors des isoloirs  !

Monsieur Lansade a remis le couvert lundi avec une autre vidéo, reprenant cette obsession de catégorisation de son adversaire du second tour. Déstructurant les chiffres, une fois de plus, il minimise le score de Madame Mauborgne et passe allègrement sur ses propres chiffres. Il invite donc « toute la droite » à voter pour lui et son candidat levalloisien pour faire barrage à l’ultra-gauche d’En Marche !. Erreur de communication, nous semble-t-il.

Nous lui proposons de trouver un autre bouc émissaire à cette débandade.

On ne pourrait mettre en cause sa gestion depuis 3 ans. Les bienfaits qu’il a prodigué à notre petite ville sont visibles partout, son sens de la mesure est proverbial, ses relations avec la presse excellentes et sa modestie proprement incommensurable. Non ! Aussi nous lui suggérons de dénoncer au plus tôt, dans une autre vidéo dont il a le secret, son ennemi principal dans cette débandade : Monsieur Philippe Lottiaux qui a fait fuir le troupeau local avec son faux-air de Mélenchon, une similitude probablement destinée à attraper les voix de l’autre extrême-gauche mais qui aura jeté les électeurs du FN dans la confusion! Et tant qu’il y est, il faudrait aussi dénoncer Monsieur Smadja qui lui a recommandé son ancien compagnon de Levallois-Perret !

Nous vous le disons bien clair, Monsieur Lansade aurait dû se présenter comme titulaire et tout aurait été parfait et aucun électeur patriote n’aurait manqué à l’appel.

 

Il faut sauver le soldat Muller

N’en déplaise aux cyniques, aux médisants, aux « héritiers » et autres mesquins revanchards, n’en déplaise à ces journalistes complaisants de Var-Matin, alimentés par des oppositions aussi variées que sournoises, Monsieur le Maire vient de foudroyer leur mauvaise foi systématique.

En effet, le Numéro 13, dernier en date de Terre-Mer Magazine, nous offre (entre autres précieuses informations) un entretien avec l’énigmatique Monsieur Muller. Non, Monsieur Gaëtan n’est pas un ectoplasme qu’un machiavélique chef de guerre aurait créé de toutes pièces pour atteindre le nombre magique de 33 membres, chiffre indispensable pour constituer un bataillon (voir notre billet « Le Cid ou Don Quichotte ») .

Il existe en chair et en os ! Certains pensent qu’il a enfin envoyé un cliché depuis des terres lointaines pour mettre un visage sur la silhouette qui hante depuis des mois la présentation de l’équipe municipale du site de la mairie. Mais peut-on imaginer un tel soleil dans le plat pays des ciels si gris, si bas de Jacques Brel ? Non, le soldat Muller est revenu ! C’est devant les caméras de la municipalité sous le beau soleil inimitable de notre Provence qu’a été pris ce cliché (certes, un jour judicieusement choisi entre deux conseils municipaux) !. Et ce beau soleil, expliquerait-il les lunettes qui occultent sa physionomie ? Et cette main protégeant le menton ne serait-ce qu’un clin-d’œil au Penseur de Rodin ? Nous avons mené l’enquête.

Engagé comme supplétif au poste 33, il s’était porté volontaire pour être envoyé derrière les lignes ennemies de la supranationalité européenne. Soldat de l’ombre, soldat héroïque ! (O combien nous regrettons de l’avoir imaginé comme plénipotentiaire extraordinaire auprès de l’Union Européenne dans un précédent billet (« La grande tombola de Noël » !). La troupe des 32 autres suffisait largement à pourvoir les rangs de l’armée de l’intérieur ! Et pourtant, contre toute attente du général en chef, les troupes locales se voyaient décimées par les batailles incessantes menées par les arrières-gardes rétrogrades de l’opposition, entraînant des morts et des blessés, sans compter les mutineries et désertions. A tel point qu’il devenait nécessaire de faire revenir le soldat Muller infiltré si loin.

Las ! On avait perdu la trace du soldat Muller. Avait-il été fait prisonnier par les hordes cosmopolites, athées et bureaucratiques de la globalisation frénétique ? Cette silhouette anonyme sur le site de la Mairie n’était qu’un discret hommage au soldat inconnu qui bravait l’ennemi jusque dans ses murs et dont nous étions sans nouvelles. Bien sûr, Madame Picot ne pouvait révéler les liens de parenté qui l’unissaient au soldat Muller ! C’était dévoiler son identité, c’était le mettre en péril, c’était la mettre en péril, elle et le reste de sa famille que l’ennemi n’aurait pas hésité à faire chanter, à menacer par des lettres anonymes  ou, sait-on, à kidnapper pour faire parler le soldat Muller. Il en fallut des mois au général Lansade et à ses équipes pour le retrouver !

De misérables journalistes soulignent l’incohérence des propos du soldat Muller qui prétend avoir eu de nombreux contacts avec Monsieur Lansade quand ce dernier affirme qu’il n’avait pas eu de nouvelles pendant des mois. Comme toujours, Var-Matin choisit des solutions simplistes à de graves problèmes. Comment peut-on croire qu’il soit facile de transmettre des messages depuis les lignes ennemies, ou, pire, depuis le fin-fonds d’une geôle ? Le soldat Muller envoyait, bien sûr, ses messages encodés. Et, pendant ce temps, à la mairie de Cogolin, on ne savait les déchiffrer car Monsieur Giorsetti avait perdu la table de décodage (qui se trouvait pourtant à sa portée dans l’un quelconque des exemplaires du Petit Larousse Illustré (voir « De la congruence implacable des faits »).

Enfin, le soldat Muller revient de guerre ! Le soldat Muller a bien été libéré !

Et, s’il cherche à cacher son visage, est-ce pour occulter les blessures reçues sur ces champs de bataille lointains ou, plus horrible, les séquelles des tortures subies de la part des supranationalistes européens, dont on connaît les méthodes !

Et il parle, malgré son appartenance à la Grande Muette ! En soldat ! Posément, sans fioriture, sans forfanterie !  A demi-mots.

Le soldat Muller a été un Cogolinois réel entre 2003 et 2009, nous dit-il. Bien que six années paraissent peu, notre village était déjà sa patrie de cœur bien avant et le demeure à ce jour. On comprend qu’à la fin 2012, il ait rejoint l’armée de Monsieur Lansade, pour une raison tellement évidente que nous devrions rougir à l’évoquer ici : Il a vu, nous confie-t-il avec tristesse, se transformer son petit village en une ville où les généraux précédents pratiquaient « le développement de constructions tout azimuts». Qui était mieux placé que Monsieur Lansade pour mettre fin à ce « développement de constructions tout azimuts » ! Son choix coule de source.

Quant à son futur, sous couvert de litote, il nous le confie, celui d’être un e-conseiller ! Les plus sagaces d’entre nous auront relevé : le « e » est là pour le mot « espion ». Oui, cela ne fait guère de doutes, le soldat Muller retournera, au péril de sa vie, derrière les lignes ennemies ! S’il cache ses traits derrière des lunettes noires et sa main, c’est bien que Monsieur le Maire compte le renvoyer comme espion. Contre l’espoir de certains, il ne participera, pas plus demain qu’hier, aux conseils de guerre de la cité.

Monsieur le maire découvre l’éco-logis

Il est des transformations publiques dont il vaut mieux se méfier. Ainsi avons-nous vu la fleur bleue de Marine faire disparaître le nom et le logo de son parti, puis son propre nom de famille pour réapparaître, tel un démon des temps anciens, avec tous les attributs paternels de violence verbale, formules à l’emporte-pièce et défilé d’approximations douteuses et de contre-vérités. Se refaire une virginité demanderait bien plus qu’un ripolinage de façade.

Il en est de même dans notre belle cité provençale où, après avoir découvert la culture (voir notre billet « La majorité municipale découvre la culture »), notre bon maire vient de découvrir l’écologie à l’occasion du dernier conseil municipal du 27 Avril.

Une gentille dame est venue présenter aux élus (gratuitement, précisera-t-elle à une question de l’opposition) pour présenter le concept de l’ÉcoQuartier. Pour résumer, il s’agissait initialement d’un concours lancé par le Ministère de l’Écologie et qui est devenu, au fil du succès rencontré, un label qui récompense les projets immobiliers, publics ou privés, qui respectent un certain nombre de contraintes et de règles en matière de respect de l’environnement pris dans un sens très large. Le label est décerné aux projets qui respectent les 20 points d’une charte du développement durable. 51 projets terminés ont obtenu le label de niveau 3 et beaucoup d’autres ont lancé la démarche mais soit n’ont pas encore atteint l’étape 3 (la réalisation finale du projet) soit n’ont pu obtenir le précieux label. Une ultime certification est faite trois ans après la livraison du projet pour valider les engagements dans la durée. A ce jour, et parce que le label est récent, aucun projet n’a encore été validé en étape 4.

Cette charte précise que « la mobilisation citoyenne sera un élément majeur de la conduite du projet ». Comme vous pouvez le lire dans l’excellente revue municipale de juin-juillet (page 33), nous reprenons ci-après 3 des 20 engagements particulièrement intéressants :

engagement 2 : Formaliser et mettre en œuvre un processus participatif de pilotage et une gouvernance élargie créant les conditions d’une mobilisation citoyenne

engagement 6 : Travailler en priorité sur la ville existante et proposer des formes urbaines adaptées pour lutter contre l’étalement urbain

engagement 16 : Produire un urbanisme permettant d’anticiper et de s’adapter aux risques et aux changements climatiques.

Comme cela paraîtra limpide à chacun d’entre vous, ce concept d’ÉcoQuartier, notre bon maire veut l’appliquer au projet dit de l’hippodrome (Yotel, pour les manants que nous sommes) concédé sans autre forme de discussion à la Cogedim. Tout un chacun pourra juger combien ce « processus participatif » et cette « mobilisation citoyenne » destinée à un projet sur « la ville existante » permettra « d’anticiper … les changements climatiques ».

Rappelons les faits véritables et non les « fake news » à la Trump : le projet a été mené par le duo Lansade-Smadja et n’a bénéficié d’aucune mise en concurrence, aucune discussion publique sur les choix possibles, ni même la moindre présentation au conseil municipal. Et il a bien comme fonction d’étendre la ville et, qui plus est, dans une zone classée partiellement inondable.

Peu de naïfs se laisseront prendre à cette soudaine poussée d’urticaire écolo. Derrière cette délibération et la suivante du dernier conseil, se cachent des desseins bien plus obscurs. En effet, rappelons-nous, la vente du terrain avait déjà été actée lors de l’infâme conseil du 15 Décembre 2016 (voir « La grande tombola de Noël ») sans qu’il soit fait mention d’un quelconque label écologique. Le très gros hic de cette décision précipitée (la précipitation consistant à pouvoir inscrire in extremis 3 millions de revenus extraordinaires dans le budget 2017) vient de que le terrain bradé à la Cogedim faisait plus de 100 000 m2 et comprenait des portions classées en zone rouge dans le PLU. On supposera qu’après les libations variées de succès de ce conseil-municipal-de-la-honte, conjuguées à celles de fin d’année, notre duo de choc aura reçu comme une douche froide les commentaires négatifs de leurs amis de la Cogedim. En effet, en l’état, pour la dimension du terrain cédé et sa position littorale entre deux zones bâties, le projet devrait impérativement passer par les fourches caudines d’une évaluation environnementale globale. Ce qui entraîne des questionnements, des remarques, des délais et, possiblement, un rejet argumenté.

Qu’à cela ne tienne ! Réunissons à nouveau le conseil municipal pour faire voter une nouvelle délibération : réduisons la superficie globale du projet en dessous des 100 000 m2  (pas trop non plus, hein, disons 98 480!) et coupons-le en tranches pour permettre à la Cogedim de déposer des dossiers partiels et ainsi s’éviter la lourdeur et les conséquences potentiellement néfastes d’une évaluation globale !  Il fallait trouver une petite explication plausible à ce tour de passe-passe et comme Monsieur Lansade n’en est pas à une contre-vérité près, il se lance dans l’ÉcoQuartier. Inscrire le projet à l’obtention de ce label ne coûte pas grand-chose et nul n’est tenu, au bout du compte, d’en respecter la charte.

Ainsi Monsieur Lansade vient de lancer, une nouvelle fois, de la poudre de perlimpinpin aux yeux de ses administrés : l’objectif de ce nouveau projet écolo pour l’ex-hippodrome n’est là que pour tenter d’en éviter une analyse détaillée des conséquences écologiques par les services de la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, l’Aménagement et le Logement).

Encore un badigeon (vert, cette fois) mis à la hâte sur la surface lézardée de notre bon maire. On savait déjà que le parigot-croate prenait les gens du cru pour des rastaquouères troglodytes capables d’avaler n’importe quelle ineptie (souvenez-vous de ce reportage de FR3!) et voilà qu’il continue à essayer de vendre de faux arguments pour continuer sa mission de constructeur maniaque.

Post-scriptum

Alors que cet article était fini depuis plusieurs jours, la lecture de notre quotidien régional favori dans son édition d’hier nous oblige à un premier commentaire. Il semblerait que la ficelle était un peu grosse pour les services de la DREAL. Nul doute, serons-nous amenés à revenir sur ce sujet dans de prochains billets.

A la Santé

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Dans le XIVe arrondissement de Paris, près de Montparnasse, il y a une prison communément appelée La Santé. Célèbre dans la conscience populaire, cette prison est connue pour avoir hébergé les personnalités en mal de respectabilité : citons Guillaume Apollinaire, Jean Genet, le Général Challe, ou, plus récemment Maurice Papon, Bernard Tapie ou Jérôme Kerviel. Dans notre belle bourgade de Cogolin, selon les dires de la municipalité, bientôt s’élèvera une maison de la santé sur les ruines de l’ancienne teinturerie et, les mauvaises langues ajouteront, à cheval sur le cours d’eau du Rialet. Il ne s’agit pas de prison mais de maison médicale. Peu de Cogolinois nieront la nécessité d’un pôle de santé sur la commune, soumise à une augmentation de la population, avec une dissémination des cabinets médicaux dont plusieurs ne répondent plus aux codes d’accessibilité pour handicapés. Le concept et la proposition doivent donc être salués comme il se doit. Mais notre pharaon local, qui a récupéré l’idée à son propre bénéfice, a l’intention, par cette réalisation, de se construire un mausolée tant les données financières et urbanistiques en sont faramineuses.

Choisir l’étroit terrain de la teinturerie était déjà une gageure en terme d’accessibilité mais la démesure du projet rend maintenant sa réalisation difficile. En effet, afin de rentabiliser l’aventure et y caser un nombre croissant de praticiens, cette bâtisse comportera plus de niveaux (4) et une hauteur supérieure à ce que prévoit le code d’urbanisme ( l’une des nombreuses dérogations au demeurant légales s’agissant d’une structure à vocation d’accès public). Elle comportera 22 locaux dont 70% d’entre eux ne dépasseront pas les 5×5 mètres. L’un d’entre eux n’aura pas de lumière naturelle et deux autres ne posséderont pas d’arrivée d’eau. Aucune salle de repos ou cafétéria prévue pour les professionnels. Aucune salle d’attente commune pour les patients et leurs accompagnateurs. Ils devront se débrouiller seuls pour trouver leur chemin. L’ascenseur accessible aux handicapés, obligation légale, ne permettra pas d’y introduire plus d’une seule chaise roulante, sans permettre à un accompagnant de s’y faufiler. La conception obligera quiconque, y compris les personnes handicapées à ressortir de l’immeuble et contourner le carrefour pour passer du laboratoire du rez-de-chaussée (entrée Rue Louis Blanc) aux salles de consultation des étages (entrée Boulevard de Lattre de Tassigny). Le plus ridicule étant les 11 places de parking pour un immeuble pouvant accueillir plus de 120 personnes en même temps. Tout ceci serait légal grâce aux nombreuses dérogations prévues dans le code d’urbanisme de la commune. Tout l’espace a été mesuré au plus juste pour pouvoir accumuler le maximum de praticiens et maximiser le mètre carré foncier comme tout bon investisseur immobilier se doit de faire.

L’objectif est de rentabiliser l’investissement de la commune (donc de vous et moi) chiffré initialement à 2,3 millions d’euros dont 1,6 sous forme d’emprunt. Les professionnels de la médecine pourront avoir le choix d’acheter ou de louer les salles mises à disposition et les rentrées d’argent permettraient à long terme de rentabiliser l’investissement. Une étude financière diligentée par Colingo sur les bases communiquées par la mairie semble démontrer l’équilibre des comptes sur une période de 15 années si les paramètres sont respectés (coût final de la construction, tarifs de vente et location et taux d’occupation).

Cependant, ce que se garde bien de préciser Monsieur Lansade est que le coût pour la commune aurait pu être nettement inférieur. En effet, tout maire désireux d’équiper sa commune d’une maison de la santé et soucieux des finances qu’il gère n’hésite pas à financer une partie importante de l’investissement à l’aide de subventions. Ainsi, sans chercher plus loin, la commune de Ramatuelle qui mène un projet similaire va faire appel au département, à la région et à l’État pour obtenir des subventions. Les multiples initiatives destinées à améliorer la couverture médicale dans le territoire et l’accessibilité aux soins font que ces subventions sont souvent généreuses et allègent la facture de la commune d’une bonne partie du coût total,ce qui permet l’amortissement plus rapide de l’investissement. Ainsi, sur un projet bien construit, les subventions peuvent atteindre 30% à 40%.

Nos lecteurs se demanderont certainement pourquoi Monsieur le Maire ne profite pas de ces aides multiples pour alléger un budget difficile ? La réponse est simple. Lorsque l’État, la région ou le département participent ainsi à une initiative d’intérêt public, ils ont un droit de regard sur le projet, sa pertinence face aux besoins, sa taille, sa conception architecturale et économique. Or, les Cogolinois le savent bien maintenant. Tout comme les séances du conseil municipal, initialement ouvertes à tous dans la grande salle de Maurin des Maures et disponibles ultérieurement sur le site de la mairie se sont transformées en réunion à la bastide Pisan, avec quelques rares strapontins pour les indigènes non élus et sans disponibilité sur Internet (les enregistrements existent cependant mais gardés au secret comme les meilleures archives de l’ère soviétique).  Monsieur le Maire a horreur qu’on vienne fouiller dans ses affaires et cherche par tous les moyens à éviter que la citoyenneté puisse questionner ou dénigrer ses décisions olympiennes.  En sollicitant une ou plusieurs subventions, Monsieur Lansade aurait laissé entrer le loup dans sa bergerie privée. Ce dont il ne supporte pas l’idée. Phobie qui, vous l’aurez compris, vient au détriment des finances de la commune.

Ah ! Et sachez que la Santé est actuellement fermée pour réfection. Elle sera ré-ouverte début 2020, en même temps que se terminera le mandat municipal actuel.

La loi de la rentabilité marginale (ou petite analyse des élections présidentielles à Cogolin)

On se souviendra avec délectation des affirmations avantageuses présentées dans le dernier Magazine Terre-Mer édité par la mairie sur l’augmentation importante de la population cogolinoise depuis l’avènement de l’actuelle majorité emmenée par l’impétueux et magistral Monsieur Lansade. Notre magazine municipal annonçait que, d’Avril 2014 à Janvier 2017, les invraisemblables (mais bien réelles) actions de promotion de la majorité avaient attiré un nombre considérable de nouveaux habitants, la population étant passée de 11 255 à 12,653. Nous avions contesté dans un billet antérieur (« Lansade fait l’éloge de Sénéquier ») la véracité de tels propos auto-promotionnels mais nous allons ci-après les prendre pour argent comptant (une denrée de plus en plus rare dans le budget de Monsieur le Maire) pour développer notre petite analyse des résultats du second tour des présidentielles qui viennent de se dérouler.

En effet, sur la même période (Mars 2014 à Mai 2017), le nombre officiel d’inscrits sur les listes électorales de notre belle cité est passé de 7 544 à 7,687. Soit une progression fulgurante de 1,9%, bien loin des 12,4% d’augmentation de la population affichée par le magazine. Où sont donc passés ces 1 400 nouveaux habitants ? Y-a-t-il d’autres cas comme celui de Madame Picard, l’habitante mystérieuse de la Demeure Sellier (voir « De l’art de la bobine ») ? Serait-ce que ces nouveaux habitants soient tous des migrants sans passeport patriote ? Nous ne saurions trop conseiller à Messieurs Cordé et Giraud d’enquêter sur cette possibilité ! Ou bien ne sont-ce que des familles nombreuses et monoparentales ? Plus d’enfants donc et peu de nouveaux inscrits ? On relatera ici que, suite aux conseils de Monsieur Giorsetti sur les mystères de la disparition de la fontaine Place Victor Hugo, nous avons lu avec intérêt ses échanges avec Madame Cogolin-Cougoulin. D’où il ressort, apparemment, que la fontaine dangereuse pour les enfants était celle située dans le Parc Marceau et non celle de Victor Hugo. On comprend mieux ! Rejetons donc l’erreur sur le journaliste ! Ah, pardon, la fontaine des boules a bien été détruite ! L’aurait-elle été par erreur ? Confusion pour notre spécialiste municipale de l’urbanisme ? Confusion regrettable pour les passionnés des fontaines comme Madame Cogolin-Cougoulin et bien d’autres d’entre nous…

Mais nous nous égarons et revenons à nos moutons (de Panurge). Qui ont été 2 687 à voter pour Marine, alias fleur bleue, alias la France apaisée du débat du second tour qui a chassé tous les démons du parti de son papa pour qu’ils reviennent au galop dans la dernière ligne droite. Ils étaient 2 664 pour voter notre bon maire et sa fine équipe en Avril 2014. Nous acceptons toutes les remarques (certaines pertinentes) sur le danger de comparer des élections de nature différente et dans des circonstances bien exceptionnelles, mais il n’en reste pas moins vrai qu’en l’espace des 3 premières années de municipalité frontiste, le vote populiste d’extrême-droite a augmenté de façon fulgurante puisque 23 nouveaux votants sont venus soutenir le parti au pouvoir local.

Résumons donc : 1 398 nouveaux habitants, 143 nouveaux inscrits et 23 votes supplémentaires. En termes statistiques, cette recrudescence marginale du vote frontiste de type exponentiel dans notre cité a, on s’en doute, rempli d’orgueil Monsieur Lansade qui en a profité, une fois de plus, pour taper sur le journal local. Les stratèges de Paris (certes un peu désorientés ces derniers temps) auraient-ils partagé son appréciation quant à l’efficacité de sa mission d’exemplarité sur Cogolin puisqu’il figure à nouveau sur le ticket législatif local ?

Et pour ceux qui sont friands de pourcentages, qu’ils sachent que les 53,1% des suffrages exprimés au second tour des municipales de 2014 s’étaient, dans un premier temps (d’euphorie ?) envolés à 57,1% lors des départementales de l’année suivante pour retomber à 51,9% lors de ces dernières élections du 7 Mai 2017. Et que l’on ne vienne pas nous dire que l’abstention et la proportion de votes nuls et blancs étaient un soutien secret aux thèses du FN et au verdict de l’action municipale.

Il n’en demeure pas moins que ces 51,9% restent une majorité. Si nous pouvons donner un conseil à Monsieur Lansade, ce serait d’éviter de créer de nouveaux logements à profusion, que ce soit sur les anciens terrains du Yotel ou dans le périmètre de l’école Chabaud et du supermarché Lidl car, à force de rameuter des nouveaux habitants, au rythme de leur implication dans la vie politique de la cité et de leur adhésion aux thèses qu’il défend, il est à craindre que cette majorité ne se transforme en minorité.

La majorité municipale découvre la culture

La cagnotte aura été bien remplie et nous ne pouvons que nous en féliciter.

Il aura fallu la toute-puissance des réseaux sociaux et la publicité faite autour d’une demande de dons afin de sauver la librairie de Cogolin pour que notre cher maire, Monsieur Lansade, et sa fine équipe municipale apprennent l’existence de la-dite librairie. Opération promotionnelle de récupération tardive, notre majorité se sera déplacée en bloc sur les lieux, non pour s’apercevoir de la large variété livresque offerte par Blaise et Nathalie, mais pour faire une opération photo politique à peu de frais, embarquant, ultime pied-de-nez à l’essence de l’opération, le candidat local du FN aux élections législatives. Lequel, cela ne viendra comme une surprise pour personne, a officié pendant dix ans comme directeur général des services de la mairie de Levallois-Perret avant de rejoindre l’équipe de Rachline à Fréjus.

On fera deux remarques. Ce soudain intérêt pour la culture jaillit au moment où la mairie doit justifier de la fermeture du Musée Sellier auprès de nos concitoyens. D’autre part, notre majorité municipale n’avait pas daigné, autant que l’on sache, associer la librairie de Cogolin à l’organisation des Nocturnes Littéraires qui, à l’été 2015 et 2016, se sont déroulées sur le quai de la Galiote aux Marines.

Habitués aux diktats de la pensée unique, nos braves conseillers ont dû être abasourdis par l’étrange variété de la chose écrite. « L’ignorance génère plus souvent les certitudes que ne le fait la connaissance » a écrit Darwin. C’est que, depuis les autodafés nazis de 1933, notre planète a su planter de nouveaux arbres et en transformer la fibre en pâte à papier. Notre cher maire, avec un goût certain du politiquement correct, aura choisi Michel Houellebecq et Michel Onfray, deux chantres de l’identité nationale prisés par sa cheftaine. Quant aux autres, quelque peu intimidés, ils auront choisi ce qui leur tombait sous la main, en évitant soigneusement la pile du livre Révolution d’un certain Emmanuel Macron.  Un album du Petit Ours Brun pour l’une, deux polars vénitiens de Donna Léon pour une autre. Avec ces choix, nous pouvons dormir tranquilles, nos édiles ne sont pas prêts à ouvrir les yeux sur la réalité. Quant à notre maire, il va trouver une solution à la pénurie culturelle en réservant l’utilisation des places de parking minute devant la librairie : comme quoi, pour lui, tout se rapporte toujours à des questions d’urbanisme !

Si Monsieur Garnier avait mis autant de zèle à défendre la culture véritable dans notre petite bourgade qu’il en met à organiser des soirées mousse et des hommages ringards à des groupes et chanteurs disparus, la librairie de Cogolin n’aurait peut-être pas été obligée de tendre la sébile. Ce qui, avouons-le, est d’une tristesse infinie ; le commerce de la culture réduit à la mendicité publique. Il est dommage que Madame Sokoloff affirme dans l’interview publiée dans le journal local ne pas faire de politique. Elle aurait dû se souvenir de Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir car, à accueillir cette brochette, elle en fait justement … de la politique.

Appel à voter E. Macron

La rédaction de Colingo Taire Maire sort de sa neutralité politique légendaire et de sa réserve habituelle pour prendre parti dans les élections présidentielles qui auront lieu ce dimanche.

Les règles démocratiques de notre pays et de notre présente constitution ont désigné les deux candidats finalistes aux fonctions de Président de la République. Ces deux candidats n’ont cependant obtenu que 45% des suffrages exprimés lors du premier tour avec une abstention de l’ordre de 22%. C’est dire qu’une majorité de Français doit se décider différemment pour le second tour. Nos fidèles lecteurs n’auront pas de mal à comprendre notre choix. Depuis son élection comme maire de Cogolin, Monsieur Lansade a piétiné allègrement ses promesses de campagne, s’est moqué en public de ses administrés (voir « Vol au-dessus d’un nid de cocus »), a vilipendé la presse et les médias en général (voir « Déni de presse »), a travesti l’histoire en réduisant la richesse de notre patrimoine culturel né de la diversité en invoquant Jeanne d’Arc et en oubliant le sacrifice ultime de milliers de soldats venus de nos colonies d’autrefois pour libérer notre patrie en 1944, a réduit la culture à des strass et des paillettes (voir « Le patrimoine culturel enfin mis à la disposition des mécènes »), a stigmatisé les minorités au lieu d’œuvrer à leur insertion (voir « De la congruence implacable des faits »), a rogné, conseil après conseil, le droit de ses opposants à se manifester et s’exprimer (voir « Dal Soglio, soldat tombé au champ d’honneur »), n’a eu de cesse de prendre des décisions autoritaires sans donner d’explication et les faisant avaler par une majorité municipale réduite à choisir entre la démission ou le honteux silence (voir « Le Cid ou Don Quichotte »). Il a surfé sur le sentiment de peur, d’exclusion et le mécontentement de l’action politique d’une partie de la population pour imposer ses choix. Il n’a cessé de mentir et a justifié ses actions par de fallacieux motifs en occultant la vérité. Il est en train de vendre à l’encan les biens communaux les uns après les autres, favorisant ses amis affairistes et niant à la population le fondamental droit de regard préalable (voir « La grande tombola de Noël »). Il piétine sans vergogne les obligations que lui imposent la loi, les réglementations, le principe de prudence et la préservation de notre équilibre écologique (voir « Les zadistes de Notre-Dame »). La liste est malheureusement bien longue.

A Colingo, nous avons choisi la dérision, l’humour et la parodie pour exprimer notre opposition à Monsieur Lansade, son équipe et sa gestion. Mais ce que nous dénonçons toutes les semaines est grave et symptomatique d’une manière de penser et d’agir.

Demain, vous serez appelé(e)s à choisir entre deux types de sociétés radicalement différents. Madame Le Pen est une politicienne chevronnée tout autant que ceux qu’elle dénonce, intronisée comme héritière d’un parti populiste, raciste, xénophobe. Blanchie sous le harnais du discours agressif et méprisant et rompue aux techniques de marketing. Ne doutez pas un seul instant qu’elle pratiquerait demain à l’échelle de la France les politiques autoritaires, sectaires et économiquement mortelles que pratique localement Monsieur Lansade.

Tout dans le programme et la personnalité de Monsieur Macron ne plaira pas à chacun d’entre nous. Ce qui sera acceptable pour les électeurs de Monsieur Fillon ne le sera pas pour ceux de Monsieur Mélenchon et inversement. On reprochera à droite son passage au gouvernement Hollande, on dénoncera à gauche ses deux années passées dans une banque d’affaire. Mais il est un fait indéniable : Emmanuel Macron a réussi a dépasser les frontières, souvent dogmatiques entre la gauche et la droite en proposant un futur qui, bien qu’il ne peut être exempt de sacrifices, est réaliste, volontariste et inclusif. Il incarne la jeunesse, le renouveau et une ambition positive pour sortir le pays de sa stagnation, sa crise de confiance et ses indéniables fractures sociales. Il se projette dans un futur européen indispensable et sera en mesure demain d’en renforcer les mécanismes démocratiques et sociaux.

Abstentionnistes du premier tour, ne laissez pas la démagogie décider du futur de vos enfants ! Électeurs déçus du résultat du premier tour, ne laissez pas votre rancœur l’emporter sur la raison ! Si bien les sondages donnent Emmanuel Macron gagnant, ils annoncent aussi des scores voisins de 40% pour Marine Le Pen, soit le doublement de ses voix du premier tour. Il faut, comme en 2002, maintenir la candidature FN à son niveau de base. Ce que n’a pas pu ou voulu faire Jacques Chirac avec ses 80%, nous devons espérer que Macron le réalisera.

A ceux qui suivent cette publication hebdomadaire, nous vous demandons d’aimer cette page et ce message et de le partager sur vos réseaux sociaux le plus largement possible afin de démontrer votre attachement aux valeurs fondamentales de notre pays. Anciens, souvenez-vous de l’histoire de la première moitié du XXe siècle. Jeunes, faites confiance à celui qui deviendrait, de loin, le plus jeune président de la République pour vous écouter et vous comprendre. Montrez que l’opprobre d’être habitant d’une ville gérée par le FN ne vous a pas enlevé vos convictions profondes d’égalité, liberté et fraternité.

Lettre ouverte à Madame Audrey Troin

Nous apprenons avec stupéfaction de la bouche de l’éminent chef de cabinet de Monsieur le Maire et par l’intermédiaire du honni Var-Matin relayant les inquiétudes du non moins honni conseiller municipal dissident Anthony Giraud que la fontaine de la place Victor-Hugo, délogée de son emplacement central pour sa dangerosité pour les enfants (voir notre article « De la sécurité des enfants ») allait être remontée dans le parc Marceau.

Pourquoi la fontaine de Victor Hugo, un écrivain et poète fameux pour avoir écrit l’Art d’être grand-père va devenir la fontaine de François-Séverin Marceau, un général de la révolution mort, dans la forêt d’Höchstenbach, trop jeune (à 27 ans) pour avoir eu le temps de se marier et assurer sa descendance ?

Nous avions, dans l’article cité précédemment, émis l’hypothèse que l’honni Var-Matin avait intentionnellement détourné les propos de notre adjointe à l’urbanisme quand elle avait justifié la disparition (momentanée, nous l’apprenons désormais) de la fontaine en précisant qu’elle « est avant tout dicté(e) par souci de sécurité. Les enfants qui courent sur la place risquent de se heurter à la fontaine actuellement. » Le journaliste de Colingo responsable de la chronique avait émis l’hypothèse qu’en fait, aux yeux de l’adjointe en question, la fontaine n’était pas assez dangereuse pour les enfants, prêtant à Madame Troin des intentions perverses quant à la sécurité de nos enfants. Notre adjointe municipale (et désormais candidate suppléante aux législatives – félicitations pour cette promotion tant méritée!), fidèle lectrice de notre site (ce dont nous la remercions grandement) aurait pu se contenter d’un commentaire explicatif rétablissant les intentions et les dires, mais, toujours soucieuse, comme son maire adoré, de la pluralité de la presse, elle avait opté pour porter plainte pour diffamation auprès des instances compétentes. Notre rédacteur en chef avait ainsi dû présenter des explications et Colingo Taire Maire s’apprêtait à publier un rectificatif et à virer l’inconscient journaliste.

Et voici donc que tombe la nouvelle : la fontaine réapparaîtra dans quelques semaines au Parc Marceau dont le site Tripadvisor nous précise qu’il est « un espace dédié aux jeunes enfants et à leurs mamans qui pourront profiter des aires de jeux mis à leur disposition ». Le sang du journaliste sur le point d’être chômeur n’a fait qu’un tour ! Si les propos de Madame Troin n’avaient pas été dénaturés dans le Var-Matin de septembre dernier et que la fontaine était un danger pour les enfants, comment se fait-il qu’on en prévoit la restauration dans un espace de jeu pour petits enfants ? Comment la fontaine dangereuse à Victor Hugo pouvait devenir une aire de jeu pour petits enfants au parc Marceau ? Nonobstant le fait que la place Victor Hugo, parfois dénommée place des boules est pratiquement une extension du Café des Sports, qui, par le plus grand des hasards, se trouve être gérée par la famille de Madame Troin et de Madame Falco, sa maman et non moins conseillère municipale, nonobstant le fait que la dite place a été « rénovée » pour la modique somme de 350 000 euros (merci aux contribuables cogolinois pour leur générosité désintéressée!), nous savons que toutes vos actions dans cette municipalité relèvent de l’altruisme le plus total et de l’abnégation la plus absolue.

Nous ne sommes pas sans méconnaître, par de multiples exemples, les sérieuses difficultés de notre majorité municipale à faire coïncider ses dires avec ses actions. Cogolin Taire Maire s’était brièvement senti valorisé par un «J’aime » provenant du Café des Sports sur sa page Facebook, illusion rapidement perdue par un prompt « Je n’aime plus » : peut-on à la fois aimer et se sentir diffamée ? vaste question cornélienne ! Mais, s’il vous plaît, Madame l’adjointe et, peut-être, future députée adjointe, éclairez notre lanterne et mettez fin aux angoisses du jeune journaliste que je suis et dont le gagne-pain est entre vos mains ! Cette fontaine, est-elle dangereuse ou non pour nos enfants ? Un traumatisme de votre enfance vous ferait-il exécrer cette pauvre fontaine ? Ou bien gênait-elle la vue depuis votre terrasse ? Ou plutôt obstruait-elle la construction de chapiteaux pour organiser les fêtes de votre collègue Monsieur Aimé Garnier ?

Et, par pitié, ne lancez pas une autre de vos plaintes pour diffamation, notre réputation (sans compter notre portefeuille!) ne le supporterait pas !

Le temps des urnes

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En cette semaine pré électorale, le comité rédactionnel de Colingo Maire Taire, soucieux de ne pas influencer ses éminents lecteurs dans leur choix présidentiel, ne publie pas de billet.

Nous croyons cependant de notre devoir d’insister sur le fait que le laboratoire que représente notre charmante petite cité depuis trois ans en matière de gestion, respect de la parole donnée, respect des minorités, qu’elles soient ethniques ou municipales, développement de la culture, conservation du patrimoine (en résumé, toute l’action de Monsieur Lansade et de ses affidés) pourrait être une bonne illustration de ce qui attendrait notre beau pays si une certaine candidate arrivait au poste suprême de la nation.

À la semaine prochaine!

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