Cahier de vacances, second degré

La rédaction de Colingo Maire Taire prend des vacances mais ne vous laisse pas sans lecture hebdomadaire. Pour changer un peu, nous vous proposons des mots-croisés d’été. Avec, toujours, une petite dose d’impertinence et une bonne occasion de relire nos anciens articles … La solution de la semaine dernière se trouve à la fin de l’article.

Horizontalement :

I – Ne vous fiez pas à son nom (en instance d’être modifié), il est aussi trompeur que Monsieur Lansade – II – Même la moitié, c’est déjà trop pour Monsieur le Maire ; Des variétés de verbes dans le désordre ; Sex-symbol pour anciens – III – Positions russes fréquentes à l’ONU ; Celui qui nous exaspère – IV – Ville saharienne ; Voir le billet « De la sécurité de nos enfants » – V – Début d’excellence latine ; Réformiste ou non ? ; Mesure les recettes – VI – Arbre décoratif ; Le modèle de Marc-Étienne ; Sera en baisse localement aux dires de Monsieur Lansade – VII – Encore un que Monsieur Lansade n’aimerait pas ; Moitié de glace dominicale ; Reconnaissant ou soumis, c’est selon – VIII – Ira en enfer sans ordre ; On s’y arrête qu’on soit en voiture ou en train – IX – Jus décomposés – X – Chose latine ; Instrument de torture qui vous met sur les charbons ardents – XI – Tiers de devise ; C’est la fin d’un expert du couteau – XII – Tour à tour fêtée et vilipendée ; Aurait été ouverte au public par la nouvelle locataire du 46 de la rue Nationale – XIII – Il en est question dans « La révolte des brebis » : Crie sans queue ni tête selon le billet « Vol au-dessus d’un nid de cocus » ; Spécialiste – XIV – Celui du premier 4 ne se laisse pas marcher sur les pieds ; A voir ou à compter – XV – A une balle sur la tête ; Fortiche ; Spécialité de Monsieur Garnier fils.

Verticalement :

1 – En liaison avec le second IV ;  Pas toujours fiable aux élections – 2 – Romains ; on le fait quand on désapprouve ; Ville espagnole – 3 –  Ce n’est pas Mare Nostrum ; Symbole chimique ; Monsieur Lansade souvent en use trop – 4 – Voir le billet « Les zadistes de Notre-Dame » ; N’a rien à voir avec un constructeur de voitures – 5 – Récemment Monsieur Lansade de deux façons ; Le temps coule … ; Symbole du soleil – 6 – Moitié de titre de Zola ; Mon fils, tous les péchés ! – 7 – Boisson anglaise ; Plus d’une nous conte Monsieur le Maire ; Vache cul par dessus tête – 8 – Voir le billet « La grande tombola de Noël » ; Brexit ; Entre à Prague en 68 – 9 – Court pour l’activité de Monsieur Lansade ; La suite du premier 4 – 10 – Mauvaise ou saint ; petite boite anglaise ; consonnes en palindrome sans grande signification – 11 – Petit fruit en consonance ; Outil pédagogique ; Veni, vidi, vici façon moderne – 12 – Plus célèbre que Taillat ou Camarat – Unité de mesure préférée de Monsieur Lansade – 13 – Le plus souvent, déclarations de Trump ; Adressées à beaucoup trop d’inconnus ; A moitié déesse – 14 – Va avec la tête ou le pied ; Monsieur le Maire en voit partout ; Liquides, elles ont besoin d’un traitement – 15 – Honni par Monsieur Lansade ; Vilipendée par Monsieur Lansade .

(survolez l’image avec la souris pour faire apparaître la solution)

Cahier de vacances

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La rédaction de Colingo Maire Taire prend des vacances mais ne vous laisse pas sans lecture hebdomadaire. Pour changer un peu, nous vous proposons des mots-croisés d’été. Avec, toujours, une petite dose d’impertinence et une bonne occasion de relire nos anciens articles …

Horizontalement :

I – Ce qu’est Monsieur Giorsetti pour Monsieur Lansade ; Sentiments inspirés par les projets de la municipalité – II – Source de bien de nos maux – III – Bout de fromage ; A nouveau ; Dans l’Aisne, la Moselle, le Rhône et le Cher  – IV – Celle de notre commune est en train d’en prendre un sacré coup ; Traces de parfum – V – Le nouvel ennemi de Monsieur Lansade ; Opéra tchèque à Padoue ; Donc j’y reste, par les cheveux – VI – Ami de Monsieur Lansade et des enfants ; Encore quelque chose que n’aimerait pas Monsieur le Maire – VII – Du vieux pour faire du neuf ; Fait bouger à moindre coût au grand dam de la France Insoumise ; Un pépin pour le projet de la maison médicale de Cogolin – VIII – Un adjoint dans tous ses états ; Quand le petit écran était au service du pouvoir – IX – Loin de Porquerolles ; Tex-mex à entamer par l’autre bout ; Prend un bain dans le Rhône – X – Nouveau après et nouvel avant ; Une ONG médicale ; Quand ça ne marche pas, ça ne marche pas – XI – voir notre billet « Les feux de l’amour: L’Amour » ; Physiques ou électroniques – XII – voir notre billet « Une belle leçon d’Histoire » ;  Stock de vieilles images – XIII – Adresses modernes ; Montesquieu, entre autres, nous en a fait tout un condensé ; Une conquête que les Troyens auraient bien voulu éviter – XIV – Lumières réfléchissantes ; Ce qui est passé ou ce qui reste, cela dépend si vous êtes fan ou non de Monsieur Lansade – XV – Certains y voient une vertu mais la plupart un défaut ; Compagnon de route d’Aragon –

Verticalement :

1 – Où se trouve le premier XI – Moyens de locomotion de Messieurs Lansade et Lorriaux – 2 – Notre maire tout retourné ; Cœur de flamme ; Surnom du grand-père – 3 – Dangereux en été ; On les prend et on les maudit ; La station balnéaire favorite de Monsieur Lansade mais dans le désordre – 4 – voir notre billet « Un héros en séjour chez les Dieux » ; On les trouve au dernier 8 ; Fin de la rigolade – 5 – Douloureuses pour notre bon maire ; Ce que deviendra peut-être le premier 14, bien que déconstruit – 6 – … et maintenant ; Sur la carte des vœux, ils y étaient totalement (voir notre billet « Trop facile ! » ; Monsieur Lansade pour certains Cogolinois mais de moins en moins – 7 – Complice de Monsieur Lansade, voir notre billet « Notre maire découvre l’éco-logis » ; Pour Hervé, c’est fini ! – 8 – On la fait le dimanche 18 juin au soir ; L’égalité à l’école, ça a commencé avec lui ; A Bad Wildbad, on prend ça pour un accord ; Où il y aura peut-être un jour un feu rouge à Cogolin – 9 – Vaut plus ou moins ; Selon Andersen, il s’agit du roi ; A défaut d’une couronne ; Elle était connue, en cette période de l’année sous le numéro 7 – 10 – Rendre la monnaie dans le désordre ; sex-symbol d’anciennes générations ; A chacun sa part – 11 – Poule anglaise toute retournée ; Lansade et Smadja dans notre bonne ville ; Exclamation – 12 – Un dernier 13 local qui a disparu sous les coups de boutoir de Monsieur Lansade, voir notre billet « La mort du Phénix » ; Cogolin pour les Avignonnais – 13 – Monsieur Cordé pour Monsieur Lansade ; Chaque ville a le sien, souvent en été –14 – voir notre billet « Le patrimoine culturel enfin mis à la disposition des mécènes » ; De chaque côté de la frontière franco-allemande – 15 – Maison bretonne ; Lansade pour Trump, voir notre billet « Vive notre Donald Trump local » ; Danse endiablée –

Retour de la démocratie ?

Les enfants, les morts et même, semble-t-il, quelques extraterrestres, ont-ils eu raison de la privatisation de la demeure Sellier ? Sans oublier, selon les indiscrétions d’un certain journaliste, la famille au grand complet d’un conseiller municipal d’une bourgade voisine. Monsieur Convert semble impliquer que ces signatures relèvent d’un geste de soutien familial et donc leur dénie toute portée politique. Comme l’a si bien écrit Monsieur Giorsetti ici même en commentaire à un billet précédent, s’il fallait s’abstenir de tous travaux de voirie à proximité des résidences d’élus municipaux, il ne serait plus possible de faire grand-chose dans notre cité. A la même enseigne, le Petit Impertinent implique que la maman du conseiller municipal n’a que faire de la culture à Cogolin et s’est contentée de suivre les ordres du chef familial. C’est donner beaucoup de valeur à la poigne de fer du conseiller municipal en question et peu de crédit à la position personnelle de la maman. Drôle de démocratie réellement celle de Monsieur Convert qui prétend autoriser ou non la validité des signatures de la pétition sur un exemple interprété à sa guise en fonction des liens de parenté !

Quoiqu’il en soit, c’est au détour des questions diverses que le dernier conseil municipal avant la trêve estivale est soudain sorti de sa torpeur. Les railleries de Monsieur le Maire ne pouvaient cacher que la pétition qui a circulé sur les marchés et sur internet n’avait pas été sans incidence sur le changement de cap. L’intervention manquée de Jacques de Cuers ou de son petit-fils (voir « Madame Irma ») n’aura pas eu, in fine, l’effet escompté, après la découverte, ô combien opportune, d’un vieux testament.

Monsieur Lansade a évoqué quelques pistes pour l’utilisation future de la demeure. Colingo, modestement, émet l’hypothèse qu’on puisse inviter des peintres, sculpteurs, photographes et y installer une exposition qui pourrait s’appeler, par exemple, Trans Arts. Nous pourrions également y assembler quelques œuvres d’art et autres objets anciens présentement disséminés dans différents lieux et aller fouiner dans les entrepôts municipaux s’il n’y a pas quelques vieilleries qui prennent la poussière. Mais peut-être Monsieur le Maire trouvera-t-il que c’est là une idée bien farfelue !

Réjouissons-nous de cette volte-face qui démontre que la démocratie participative peut obtenir des résultats. Et Monsieur Lansade nous en promet plus encore puisqu’il a évoqué  la mise en place d’un référendum local sur le devenir de la Maison Sellier avec le choix sur différentes options que la municipalité est en train d’étudier.

La démocratie, c’est d’ailleurs ce que salue le journaliste indépendant déjà cité dans cette décision de Monsieur le Maire. Monsieur Convert a décidément la mémoire courte ou un long nez à la Pinocchio ! Ce regain de démocratie vient en bout de course d’une série de décisions autoritaires dont nous avons narré les épisodes dans le billet « de l’art de la bobine ». C’est affubler bien vite de vertueux oripeaux l’action jusqu’alors menée par Monsieur Lansade. Mais peut-être n’est-il que la poupée ventriloque d’un certain éminent directeur de cabinet ?

Pour parfaire la démocratie retrouvée, pouvons-nous suggérer qu’une page spéciale sur le site de la mairie soit ouverte pour que tous les Cogolinois intéressés puissent fournir des idées et des souhaits afin d’alimenter la réflexion des élus ? Ne nions pas que la localisation du musée, ses contraintes architecturales et le coût de fonctionnement sont des éléments à prendre en considération. Comment faire pour que le lieu soit utilisé plus souvent, qu’il reçoive plus de visiteurs, locaux ou touristes (même étrangers!), que son existence soit mieux connue ? Peut-être y organiser de petits concerts intimistes de musique de chambre classique, de quelques jam sessions de jazz, des conférences de voyageurs sur des contrées et des peuples presque inconnus, des lectures de poésie moderne, des expositions photo sur les pays en guerre d’où viennent les réfugiés. Il y a de nombreuses associations sur le territoire municipal qui pourraient ainsi exposer leurs activités pour attirer plus de membres.

Cette fameuse terrasse avec vue imprenable pourrait-elle être ouverte au public et un service de bar sous-traité à un professionnel pour générer un loyer ?

L’Allée pharaonique

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Patty et Jack, en cette nouvelle saison estivale, fêtent la renaissance de leur petit nid d’amour (voir le résumé des précédents épisodes dans « les feux de l’amour : l’Amour » et  « Les feux de l’amour : Le feu »). Pour cet anniversaire, leur grand ami, Victor, leur a préparé une belle surprise.

Quand Cecil B. DeMille tourne dans les studios hollywoodiens de la Paramount son film Cléopâtre en 1933, il fait planter une cinquantaine de palmiers pour le tournage d’une scène. Les comptables de la société de production, pourtant habitués aux extravagances du réalisateur essaient de le convaincre de réduire le nombre de palmiers en utilisant des travellings plus resserrés. Peine perdue, on l’imagine !

Chez nous, Victor le bien-nommé n’a pas à s’inquiéter de sourcilleux ronds-de-cuir. Il y avait bien ce Monsieur Giraud qui, à deux reprises, relançait en conseil d’administration Monsieur Victor sur les manquements relevés quant à l’installation d’un pépiniériste sur un terrain inondable. Les arbres n’étaient qu’empotés et la démesure publicitaire hors charte  n’allait pas tarder à disparaître, avait soupiré, quelque peu excédé, Victor le bien-nommé. Nous connaissons maintenant la raison d’un certain laxisme sur les mises en demeure puisque ce même pépiniériste vient de doter notre plage d’une floraison spontanée de palmes.

Pour la modique somme de 47 000 euros, notre couple d’amis du restaurant de la plage aura donc droit à un décor des Mille et Une Nuits pour leurs activités avec pas moins de cent palmiers. Une entrée triomphale digne de Marc-Antoine et César. Quand on aime, on ne

compte pas ! Raimu nous avait déjà offert un César d’anthologie, nous avons maintenant un Marc-Antoine Lansade pharaonique. Il l’a dit, peut-être sous forme de boutade, mais notre premier magistrat a délaissé l’ingrate fonction de président de groupe régional pour les mille et une palmes de la plage de Cogolin. Comme nous le comprenons ! Pharaon, sinon rien.

Joseph Mankiewicz, à son tour, tourna un Cléopâtre pour la Twentieth Century Fox en 1963 avec le couple Elizabeth Taylor et Richard Burton. Un film de plus de quatre heures considéré comme l’un des plus chers de tous les temps. N’y a t-il pas une certaine ressemblance entre le Marc-Antoine de Burton et notre Marc-Antoine ?

 On le sait, les pharaons ont été de grands bâtisseurs à une époque lointaine. Ils ne se salissaient pas les mains et ne courbaient pas le dos sous le poids des briques et des pierres. Pour cela ils avaient des esclaves. Et aussi des architectes et des maîtres d’œuvre. L’histoire n’a cependant souvent retenu que le nom du pharaon. Lorsque l’argent manquait dans les caisses, le pharaon de service n’hésitait pas à recycler les pierres des édifices de ses prédécesseurs quitte à modifier les hiéroglyphes des cartouches.

C’est en s’enfuyant d’Égypte, justement, selon ce que conte l’Exode, que les enfants d’Israël firent une halte à Eylim : « Il y avait à Eylim douze sources d’eau et soixante-dix palmiers : ce fut là qu’ils campèrent. » (15 : 27). Avec une mer entière et cent palmiers, Patty et Jack n’ont pas besoin de chercher plus loin : la terre promise, ils l’ont atteinte ! Comme quoi, il vaut mieux avoir un pharaon dans la poche !

Guide gratuit sur la gratuité des salles municipales

Colingo, toujours soucieux de seconder notre belle mairie en des termes simples et compréhensibles au commun des mortels, a le plaisir de vous proposer cette semaine un diagramme décisionnel destiné aux associations cogolinoises et d’ailleurs afin de les aider à déterminer si l’utilisation des salles municipales leur sera gratuite ou payante. Notre outil pédagogique est très facile à suivre et sera, nous l’espérons, d’un grand recours pour ces dizaines de bénévoles qui ne comptent pas leur temps pour faire vivre le tissu associatif dans notre charmante bourgade.

Sources :

  • délibération No 19 du 15 Septembre 2016,
  • délibération modificative No 7 du 20 Octobre 2016,
  • délibération modificative de la délibération modificative No 3 du 30 Mars 2017,
  • délibération modificative de la délibération modificative de la délibération modificative No 16 du 29 Juin 2017,
  • commentaires effectués à la suite de questions de la minorité municipale et retranscrits dans les comptes-rendus des conseils municipaux qui viennent modifier, altérer ou complémenter les textes des délibérations,
  • propos définitifs pour « clore le débat stérile » de Monsieur Lansade dans le magazine municipal No 13

Les feux de l’amour – Épisodes 5744 à 8707 : Le feu

Rappel des épisodes précédents (voir « les feux de l’amour : l’Amour » pour plus de détails). Jack et Patty (alias Mary-Jane), après avoir été patron et employée, ont découvert l’amour grâce à l’entremise de Victor, le bien-nommé. Devenus mari et femme, ils gèrent conjointement le restaurant de la plage avec passion et succès.

Victor vient leur rendre visite assez souvent, il amène des amis, des connaissances et des relations, et il en repart, satisfait du succès de ses bonnes œuvres et du dynamisme de l’entreprise commerciale de ses protégés.

Jack et Patty vivent dans leur petit nid d’amour, les lois de la République les ont unis jusqu’à ce que la mort les sépare. Victor le bien-nommé leur a confié les clefs du paradis pour une période de 9 ans. Un tout petit loyer de 1 000 euros par mois pour 250 mètres carrés avec vue imprenable sur la plage et la mer. Les prix sont doux pour ceux qui peuvent prétendre être des amis de Victor alors qu’ils s’envolent sur le territoire de la cité comme ne cesse de le répéter notre urbanisme en chef. Tout pourrait être parfait et presque éternel dans leur couple et leurs affaires communes.

Las ! Le malheur s’abat sur eux quand, dans la nuit du 16 au 17 Août 2016, à peine après une année de bonheur, l’incendie ravage leur petit nid douillet. Les brigades de pompiers ont beau intervenir prestement, le restaurant bar est en grande partie détruit par les flammes et son exploitation commerciale réduite en cendres. Au petit matin, ce n’est que tristesse et désolation ! Patty erre en sanglots le long de la plage tandis que Jack essaie vainement de la consoler. Il leur faut pourtant bientôt affronter les conséquences légales du désastre.

Dans le contrat qu’ils ont signé, le long article 14 dédié aux assurances spécifie que Patty (et Jack son désormais époux) devait impérativement s’assurer, en particulier contre les risques d’incendie et qu’en aucune circonstance, elle ne pouvait se retourner vers le préteur (Victor le bien-nommé ou, pour être plus précis, la holding propriétaire des lieux dont il est le PDG tout-puissant). Il était également précisé dans ce contrat que tout manquement à l’existence d’une police d’assurance idoine mettrait fin immédiatement à la location sans indemnité quelle qu’elle soit.

Mais Victor n’en a cure. C’est dans le malheur que l’on reconnaît ses vrais amis. Il prend Patty et Jack dans ses bras et leur confie que jamais il ne les abandonnerait. Son conseil d’administration prendra en charge les réparations sans soulever de questions difficiles sur l’absence d’assurance. Il ne leur retirera pas la gestion du nid d’amour. Parole de Victor !

La séance du conseil d’administration est un peu plus houleuse que le laissait entendre la superbe de Victor. La voix des petits actionnaires se fait entendre. Que Victor, comme à son habitude, balaie d’un revers de main : quoi ? Ils n’avaient pas d’assurance ? Et alors ? Messieurs les sermonneurs, sachez qu’il leur était impossible d’en obtenir une ! Bande de mégoteurs acariâtres, ils ne pouvaient pas en avoir parce que leur petit nid douillet se trouve en zone inondable, l’auriez-vous, par hasard, oublié !, conclut-il sarcastique.

Victor pense avoir une bonne fois pour toute fermé le débat sur ces vétilles et ces arguties de gratte-papier obtus et de fouilleurs de poubelles.

La petite voix des actionnaires minoritaires tente encore de se faire entendre : Pourtant les clauses du contrat sont claires : assurance. Et si pas d’assurance, rupture du contrat !

Victor, le bienheureux, s’emporte : Mais croyez-vous vraiment que ces longs contrats sont écrits pour être respectés à la lettre ! Allons messieurs les persifleurs, un peu de bon sens, pour une fois !

Victor croit avoir enfin cloué le bec à ses empêcheurs d’aimer Patty et Jack de tout son cœur et de tout son portefeuille. Il a horreur d’être contredit et de devoir répondre à ces critiques lilliputiennes. Pourtant, la petite voix s’élève encore une dernière fois : « Vous nous la baillez bien belle, Monsieur Victor, mais, supposons un instant que l’inondation ne pouvait être couverte par une assurance, n’est-ce pas par le feu que la concession de Mme Patty a été détruite ?

Chipotage, et encore chipotage, s’exclame le bon Victor. Le feu, l’eau, qu’importe ! Nous paierons qu’il s’agisse d’une nuée de grillons ou de la chute d’un météore ! Allez, assez de questions oiseuses, au vote !

Tandis que les forces vives du conseil d’administration votent à l’unisson la volonté de Victor, une voix inaudible répète : des sauterelles, des sauterelles !

A suivre !

Petits arrangements avec la réalité

Le billet de la semaine comporte une série de faits, petits et grands, qui dénotent combien la majorité municipale prend certaines libertés (est-ce vraiment le mot ?) avec ses propres principes, ses propres décisions comme avec les règles démocratiques.

Monsieur le Maire expliquait que sa décision de ne plus mettre en ligne les séances du Conseil Municipal sur le site de la commune se basait sur l’image déplorable que pouvaient véhiculer auprès de ses administrés les sorties de son opposition.

Pourtant, il semblerait que la confidentialité de ces conseils ait eu pour effet de laisser libre cours aux actes et à la parole de son propre camp !

En mars, c’est la décision du premier adjoint qui fait expulser manu militari un habitant sous le prétexte que la personne était en état d’ébriété.  Excuse à ce point fallacieuse que le chef de la police municipale aurait décidé de ne plus exécuter les ordres du prince, puisqu’il n’est plus présent aux derniers conseils. Il faut dire que la personne incriminée injustement est sur le front d’une opposition aux menées de Monsieur Smadja sur la vente du terrain de Notre-Dame des Anges. Un autre projet immobilier contrecarré par la justice (voir notre billet « Les zadistes de Notre-Dame »). Une plainte aurait été lancée contre Monsieur Masson, une casserole supplémentaire dont il aurait bien pu se dispenser.

Au conseil municipal d’Avril, c’est au tour de Monsieur Giraud de se faire tancer vertement par Monsieur Lansade qui, à l’aide de plusieurs formules dont il a le secret, a traité son ex-soutien devenu dissident de petit collaborateur qui aurait été prompt à dénoncer ses voisins à la Gestapo ou la Milice pendant l’Occupation.

Au dernier conseil de Juin, même attitude faite de mépris pour la parole adverse, disqualifiée d’entrée de jeu.

Bien loin de rendre sa dignité aux discussions des conseils municipaux, l’absence de témoins semble être l’occasion pour la majorité municipale de laisser exploser ses outrances verbales et physiques. Que cache cette irascibilité à fleur de peau ?

Le respect des règles démocratiques a ses limites. Et le principe de parité femme-homme dans l’offre politique, des exceptions. Ainsi le ticket Front National dans la 4e circonscription du Var a aligné deux hommes, et donc aucune femme. Exit Madame Troin initialement présentée comme suppléante, dans le respect de la parité. Retour de Monsieur Lansade aux côtés du candidat Philippe Lottiaux, dans le but d’affermir les voix du parti dans notre bonne ville, on imagine. Le parti paiera donc une amende. Et pour quel résultat ?

Quelque temps avant de quitter les lieux, la majorité municipale de Monsieur Sénéquier avait signé un accord avec la mairie de Ramatuelle pour autoriser les enfants de l’une de ces communes à être scolarisés dans une école dépendant de l’autre commune. Il revenait alors à la commune d’origine de transférer les frais de scolarité à la commune d’accueil. Pour une raison que nous ignorons, rapidement après son arrivée à la tête de Cogolin, Monsieur Lansade avait annulé cet accord.

Il se trouve que le directeur de l’école de Ramatuelle habite à Cogolin. Et, de plus, que son épouse est professeur à Ramatuelle. Assez naturellement, les deux parents avaient demandé à ce que leur petite fille puisse effectuer sa scolarité à Ramatuelle. Pour ce faire, ils avaient sollicité une dérogation aux responsables compétents. Madame Fiandino ne voulut accepter aucune dérogation, même dans ce cas particulier. Le texte de l’accord avait été annulé par Monsieur le Maire et aucun passe-droit ne pouvait être admis. Dont acte : aucune dérogation !

Sauf qu’il y a pourtant une dérogation, une seule. Et devinez pour qui ? Pour la fille de Madame Picot, adjointe au maire de Cogolin.

Charité bien ordonnée commence par soi-même !

Sous couvert d’une association destinée à donner des cours de création artistique, une artisane a investi la Chapelle de la place Bellevue pour y vendre ses bijoux. Ce lieu, propriété de la commune est mis à disposition gratuitement tout au long de l’année puisque la dite association fait partie de la liste bénéficiant de la gratuité des salles communales. L’avant-dernière mouture de la réglementation sur les salles limitait la gratuité aux associations patriotiques ou caritatives. On ne sait trop dans laquelle de ces deux catégories tombe cette association qui réclame 20 euros d’adhésion annuelle et 30 euros mensuels aux élèves. Cette même association envahit aussi la grande salle de Maurin des Maures pour des défilés de mode avec des vêtements de seconde main où les bijoux de l’artiste sont exposés à la vente.  Affiches et flyers, dûment estampés du logo de la commune sont généreusement payés par les contribuables.

Entre bénévolat culturel et recyclage écologique, voici une commerçante qui a su profiter du réseau d’amitié de la municipalité.

Le Magicien de la plage de Cogolin, qui vient d’étendre son domaine d’un coup de baguette magique, n’a pas encore trouvé le moyen de faire disparaître les quatre gros trailers qui contiennent son installation durant les mois où il ne monopolise pas une bonne partie du parking. Ils sont donc parqués sur un terrain communal dans la zone artisanale en attendant le retour des beaux jours. La mise à disposition gratuite de cet espace aura peut-être fait se lever quelques sourcils pointilleux. Monsieur Lansade a donc juger bon de facturer la location de l’espace pour la modique somme de 50 euros mensuels. Les automobilistes verbalisés sur les parkings payants de la commune apprécieront.

Puisque nous parlons de parking, il semblerait que Monsieur le Maire ait trouvé la solution, à titre personnel, puisqu’on peut voir, souvent, sa voiture de fonction stationnée sur les emplacements réservés à la police. Cette dernière verbalise-t-elle ? Ou est-ce une symptomatique illustration du fait de prince ?

Le principe du secret du vote est inscrit dans les textes de loi. Pourtant, à l’issu du second tour des présidentielles, les membres de la majorité municipale se gaussaient du bulletin déposé dans l’urne par l’un de leurs opposants. Bulletin original selon les dires mais qui ne devrait pas faire l’objet de commentaires de la part des élus républicains.

Un oligarche russe de mes amis

Il y a des semaines où Colingo désespère devant son incapacité à concurrencer Monsieur le Maire dans la parodie et l’exagération. Reconnaissons-le, on a beau chercher l’angle comique, cette semaine, Monsieur Lansade nous a battu à plate couture ! Super-Lansade, héros du Golfe, il fallait oser ! Dans cet article, nous abandonnons donc provisoirement l’ironie et la dérision pour une petite analyse, dirions-nous, d’ordre psychologique.

Dans la vidéo postée le 17 Juin sur sa page Facebook, confortablement installé au Café des Sports et interviewé  par une de ses adjointes, notre bon maire revient sur une polémique entre lui et la maire de Gassin concernant les gens du voyage. Comme à son habitude, il y rétablit SA vérité. Et comme de coutume, l’opportunité, jamais manquée, d’attaquer le journal régional ; une rengaine un peu lassante, il faut bien l’avouer. Il en profite aussi pour critiquer l’inaction des services de l’État et du préfet ainsi que l’absence de fermeté à l’Assemblée Nationale pour prendre des mesures contre des occupations illégales et répétitives. Laissons-le donc discutailler avec sa consœur et nos confrères (petit clin d’œil amical à Monsieur Giorsetti) pour nous pencher sur le sous-texte.

Résumons d’abord le contexte en quelques mots. Monsieur Lansade allait déjeuner à Saint-Tropez en mobylette quand un de ses bons amis l’appelle à l’aide. Pas très loin, deux personnes s’évertuent en vain à éviter l’invasion d’un terrain privé. La maire de Gassin, commune où se trouve la parcelle et la gérante du domaine propriétaire. Il y a des embouteillages sur les routes. En deux temps, trois mouvements, notre intrépide motocycliste règle tout le trafic qui bloquait l’intégralité du golfe. Super-Lansade à la rescousse !

Venons-en au sous-texte car, derrière le discours, il y a des messages à déchiffrer.

Notre bourgmestre précise que l’ami qui l’appelle à la rescousse est un « oligarche russe ». Pourquoi cette précision et cette terminologie qui n’apportent rien à l’histoire principale ?  Donald Trump a un tas d’amis russes bien placés, Marine a quelques banquiers moscovites sous le coude ; pourquoi Marc-Étienne Lansade n’aurait-il pas des potes russes et oligarches ? Rappelons qu’une oligarchie est une forme de gouvernement où une poignée de personnes s’entendent entre elles pour partager à la fois le pouvoir politique et les moyens économiques. Or, Monsieur le Maire est en plein dans une campagne démocratique où il est malmené. Il nous dit en substance qu’il est un démocrate mais que, quand la démocratie ne le donne pas victorieux, un système oligarchique a du bon. Il nous dit aussi qu’on peut agréablement mêler des positions politiques et des affaires juteuses.

La seconde lecture est tout aussi intéressante. Que vient faire, dans la vidéo, la référence à l’Assemblée des députés alors que, sans équivoque, le sujet concerne les services de l’État, les pouvoirs du préfet et les actions ou non de la Gendarmerie ? Il y a deux femmes de l’autre côté du champ, la maire de Gassin et la gérante du domaine propriété de l’oligarche. Cette dernière est désignée, de manière presque péjorative comme simple « employée » de son copain russe (rappelons ici que la personne en question est la gérante statutaire du GFA). Elles discutent, discutent et rien ne se passe. Au contraire, la situation empire puisque la file des caravanes s’allonge au point de bloquer toute circulation dans les environs. Que nous dit Monsieur Lansade ? Qu’il est temps que les machos de service interviennent et que les gros bras prennent l’affaire en main. Lui et son pote russe ne sont pas là pour papoter et tergiverser, il leur faut du concret et du rapide. Or, est-il besoin de le rappeler, Monsieur Lansade est, au même moment, aux prises avec une femme comme adversaire dans les élections législatives. Et tout semble indiquer qu’elle est sur le point de prendre le dessus. Qui vise-t-il, en réalité, quand il fait référence à l’Assemblée Nationale qui ne vote pas des textes de loi musclés ? C’est  bien une réaction machiste que transmet Monsieur Lansade dans sa vidéo. Une femme peut lui servir d’intervieweuse et lui poser les questions, qu’il lui a précédemment dictées, mais guère plus.

Reste à se poser la question de savoir si Monsieur le Maire est conscient des sous-entendus contenus dans son discours ? Nous pensons au contraire qu’il en est inconscient. Monsieur Lansade parle toujours dans la précipitation ; il a une absolue horreur de ne pas avoir le dernier mot et ne souffre aucune contestation de sa toute-puissance presque messianique. A ne pas contrôler ses instincts, à ne pas peser suffisamment ses mots, ses diatribes et ses attaques répétitives, il laisse filtrer ses convictions profondes ; celles d’un homme imbu de son pouvoir, adepte de la manière forte, terriblement orgueilleux et certain de détenir toujours la vérité. Un homme, un vrai, qui considère qu’un pouvoir entre amis, qu’un pouvoir concentré réunissant intérêts politiques et financiers est préférable aux imperfections d’une démocratie égalitaire où chaque voix a la même valeur et qui met sur le même pied hommes et femmes.

Monsieur Lansade a toujours confondu vitesse et précipitation. Mais, ces derniers temps, sous le coup de revers successifs, dont il porte la plus grande responsabilité, ses interventions deviennent de plus en plus erratiques. Comme le dit un opposant, nous assistons à la triste auto-destruction d’un homme qui, refusant d’admettre que les événements ne se déroulent pas comme prévus, lâche la bride à ses pulsions les moins flatteuses.

La révolte des brebis

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Les côtes varoises viennent de se prendre un raz-de-marée à la suite d’une éruption volcanique, qui, reconnaissons-le, vient d’ailleurs. Notre circonscription n’a pas fait exception à la règle, le tsunami a largement submergé le massif des Maures pour s’étendre dans la plaine. Quand on vous le disait, que tout le terrain était inondable et pas seulement celui du Yotel ! Soyons juste, le capitaine à la barre du vaisseau municipal a eu fort à faire avec les éléments sur lesquels il n’avait que peu de prise.

Filant la métaphore nautique d’actualité, Monsieur le Maire a d’abord nié, dans sa dernière vidéo, l’existence d’un raz-de-marée puis, quelques jours plus tard, a déclaré à Var-Matin qu’il y a eu une gigantesque vague. Comprendra qui pourra ! Mais il est possible que dans l’univers décalé de Monsieur Lansade, une gigantesque vague ne soit pas annonciatrice d’un raz-de-marée.

Quoiqu’il en soit, vague ou vaguelette, inondation ou ressac, il lui faudra bien reconnaître que « ça sent le pâté » selon sa désormais (localement) célèbre expression. Pâté de sable probablement puisqu’il s’enorgueillit d’avoir érigé sa « petite digue ».  Et, allez, ne gâchons pas notre plaisir, avec une petite pelle à sable et ce billet aurait pu s’intituler « La pelle du 18 Juin ». D’autres esprits frappeurs l’auront sans doute préempté et nous nous contenterons d’une autre métaphore.

Ainsi, dans notre bonne ville, Monsieur le Maire a su rameuter bon nombre de ses brebis perdues du premier tour, toujours à force de contre-vérités et d’extrapolations fantaisistes. Mais pas suffisamment du troupeau qu’il croyait avoir kidnappé depuis trois ans pour pouvoir revendiquer la victoire. C’est que les ovins cogolinois ont appris à leurs dépens que les belles paroles de campagne ne se traduisent pas beaucoup dans les faits. Avertis par les corbeaux (ou les corneilles, le débat reste ouvert, voir notre billet « Vol au-dessus d’un nid de cocus ») adeptes du vol acrobatique, des boucs et des chèvres, des agneaux et des béliers ont décidé de suivre une bergère plus bienveillante et moins présomptueuse.

Une bergère plus habituée à donner des caresses et avoir des mots rassurants qu’un maître d’œuvre mono-maniaque engagé dans une course effrénée à disséminer, dans les pâturages communaux, des agachoun, des jas et des cabanoun au plus grand profit de ses compères en  imperméabilisation intempestive. Au fil de ces trois ans, le pâtre a pris des manières de garde-chiourme en réduisant petit à petit les espaces démocratiques du troupeau. On ne pouvait plus guère brouter aux conseils vespéraux à force de réduire la taille du concile, le nombre de sièges et jusqu’à supprimer la communication orbi (quand urbi restait bain béni). On ne pouvait plus guère bêler son désaccord sans être traité de renard ou de loup. Le chef du troupeau décidait seul ou entouré d’un petit groupe d’affairistes et prébendiers. Les moutons suivraient, comme il croyait être leur coutume atavique.

Celui que beaucoup avaient confondu avec Pâris (ce jeune pâtre bien de sa prestance mais ennuyé de devoir choisir entre ses deux déesses, Marine et Marion – voir notre billet « Un héros en séjour chez les Dieux ») sera devenu Polyphème, ce chef de cyclopes pasteurs dont Homère nous dit, dans l’Odyssée que  « chez eux, pas d’assemblée qui juge ou délibère ; mais au creux de sa caverne, chacun, sans s’occuper d’autrui, dicte sa loi à ses enfants et femmes. » (IX, 112-115).

On refusait d’incorporer les secs mouflons et les agnelles efflanquées chassés d’autres herbages par la misère et la destruction sous prétexte qu’ils n’étaient que de lointains cousins caprinés quand, au contraire, on voulait favoriser l’arrivée de vénérables toisons d’or disposées à se faire tondre sans broncher. Ne devrait-on pas se souvenir que la peau de mouton utilisée comme cuir se nomme la basane ? On criait au loup tant et plus pour instiller dans le troupeau l’idée d’un danger permanent et Polyphème, tout borgne soit-il, multipliait les yeux électroniques sur ses alpages tandis que ses chiens de berger patrouillaient les sentes et les chemins.

Bref, sous prétexte de sécurité et d’esprit de corps, on prétendait garder le cheptel à l’abri et sous bonne garde en dénonçant les regimbades occasionnelles comme des actes anti-ovins. Les moutons noirs étaient traités de vieux boucs entêtés quand ce n’était pas de loups de Russie et de dingos infiltrés.

Notre cyclope couvait de son œil une communauté que l’on disait docile et pensait s’appuyer sur sa béate complaisance pour étendre son territoire sous couvert d’un proxy à lunettes. Mal lui en prit car, par petits groupes, les anciens moutons de Panurge, les fortes têtes à cornes, les chèvres de Monsieur Seguin, les boucs-émissaires de la vindicte lansadienne, les brebis galeuses comme les productrices de fromage bio se sont révoltés et regroupés pour choisir un autre modèle de gouvernance. Trop d’ovins ont préféré ne dire mot, et c’est dommage. Mais de ceux qui bêlent quand on leur en donne le pouvoir est venue une majorité pour une nouvelle belle bergère.

Notre faiseur de mirlitons de service n’a-t-il pas écrit :

Quand, dans le troupeau mené par un borgne,
Surgit une infirmière nommée Mauborgne
Les brebis votent pour élire comme reine
L’infirmière au doux prénom de Sereine.

Broute, broute, ma chèvre. On souhaite que l’herbe soit plus verte !

Partis de Campagne

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Monsieur Lansade est à la peine pour trouver un quelconque argument pour contrecarrer les méfaits des associations qui dénoncent ses projets et pour dénigrer des adversaires politiques qui viennent piétiner ses plates-bandes. Son médecin lui aura probablement dit d’éviter la lecture du journal régional, une habitude qui nuit à sa santé mais dont il ne parvient pas à se sevrer.

Dans sa dernière vidéo (postée juste avant la trêve du premier tour) où sa mauvaise mine reprend de vieilles rengaines éculées contre les journalistes de Var-Matin et contre les « crypto-communistes » de Place Publique, il vient ajouter que la candidate En Marche de sa circonscription est une extrémiste de gauche déguisée en bienveillante opportuniste. Bien sûr, il nous assomme une lapalissade : il aime et soutient Monsieur Lottiaux, comment pourrait-il en être autrement ? Il en vante le parcours : les bancs de l’école Patrick Balkany (cet apôtre de la droiture et de l’intégrité politique) où il usait ses fonds de culottes en compagnie de son conseiller spécial, Monsieur Smadja.

Quitte à fustiger et aligner des mensonges sans aucune preuve, Monsieur Lansade devrait se contenter de twitter comme son alter-ego en fake-news, le président américain. L’image joue en sa défaveur et c’est avec une certaine tristesse que nous voyons un homme sans ressort, abattu et pathétique qui ronchonne en boucle contre tous les méchants qui ne se pâment pas à ses pieds. Il avait pourtant, en son temps, un certain sens de la contre-attaque et l’inspiration, parfois, de bonnes saillies.

Colingo, toujours soucieux de l’aider dans sa campagne de désinformation, lui suggère quelques nouveautés pour améliorer son ordinaire et renouveler un répertoire qui date de la Guerre Froide.

  • Les reportages de FR3 Région ont été noyautés par des hackers qui ont fabriqué des images et une voix de synthèse qui font l’essentiel du faux reportage transmis l’année dernière où on lui prêtait des propos méprisants envers ses administrés.
  • Var Matin a été racheté en sous-main par l’Humanité avec de l’argent provenant pour moitié des fonds secrets du président russe Poutine et pour l’autre, du trésor personnel de l’émir du Qatar.
  • Monsieur Dallari et Madame Dumont, déguisés en Bonny and Clyde, ont échafaudé le projet de le kidnapper dans sa Porsche quand il ira se ressourcer à l’Épi Club sur la plage de Pampelonne. Une demande de rançon serait adressée à Audrey Troin mais ils ne sont pas certains d’avoir jamais une réponse, où alors seulement pour le véhicule.
  • Monsieur José Maria a une collection d’authentiques couteaux bolcheviques qu’il s’entraîne tous les soirs à prendre entre ses dents, pour faire peur à ses petits enfants. Sa garde rapprochée de passéistes ne se laisse pas impressionner depuis qu’ils ont vécu les sombres jours du Front Populaire de 1936.
  • Monsieur Anthony Giraud s’est converti à l’Islam et a pris un petit mois de vacances à Raqqa où il s’est empressé de dénoncer tous ses voisins qui ne respectaient pas le Ramadan. Il reviendra juste à temps pour foncer, avec un camion-benne dérobé aux services municipaux de la voirie, dans la salle de la bastide Pisan lors du prochain conseil.
  • Quant à Madame Mauborgne, non contente d’avoir flirté dans sa jeunesse avec les Brigades Rouges, elle finance sa campagne grâce à une accumulation d’héritages reçus de petits vieux qu’elle a aidés, comme infirmière, à passer de vie à trépas.

Ce n’est que le dimanche soir que l’on comprenait la mine défaite de Monsieur le Maire. Une grande partie de ses électeurs avaient proprement disparu dans la nature ! La moitié si l’on compare au récent premier tour des présidentielles. Ce n’était plus une grippe, c’était une épidémie massive qui les avait tenus hors des isoloirs  !

Monsieur Lansade a remis le couvert lundi avec une autre vidéo, reprenant cette obsession de catégorisation de son adversaire du second tour. Déstructurant les chiffres, une fois de plus, il minimise le score de Madame Mauborgne et passe allègrement sur ses propres chiffres. Il invite donc « toute la droite » à voter pour lui et son candidat levalloisien pour faire barrage à l’ultra-gauche d’En Marche !. Erreur de communication, nous semble-t-il.

Nous lui proposons de trouver un autre bouc émissaire à cette débandade.

On ne pourrait mettre en cause sa gestion depuis 3 ans. Les bienfaits qu’il a prodigué à notre petite ville sont visibles partout, son sens de la mesure est proverbial, ses relations avec la presse excellentes et sa modestie proprement incommensurable. Non ! Aussi nous lui suggérons de dénoncer au plus tôt, dans une autre vidéo dont il a le secret, son ennemi principal dans cette débandade : Monsieur Philippe Lottiaux qui a fait fuir le troupeau local avec son faux-air de Mélenchon, une similitude probablement destinée à attraper les voix de l’autre extrême-gauche mais qui aura jeté les électeurs du FN dans la confusion! Et tant qu’il y est, il faudrait aussi dénoncer Monsieur Smadja qui lui a recommandé son ancien compagnon de Levallois-Perret !

Nous vous le disons bien clair, Monsieur Lansade aurait dû se présenter comme titulaire et tout aurait été parfait et aucun électeur patriote n’aurait manqué à l’appel.

 

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